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3e Festival d’Arts Contemporains des Comores 4 jours pour apprécier la culture comorienne

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3e Festival d’Arts Contemporains des Comores 4 jours pour apprécier la culture comorienne © : HZK-LGDC

La 3e édition du Festival d’Arts Contemporains des Comores s’est ouverte de manière officielle samedi dernier à Moroni. Le festival consiste à valoriser l’art des Comores et l’art aux Comores et a rassemblé plus de 45 artistes venus du monde.


La 3e édition du Festival d’Arts Contemporains des Comores a ouvert ses portes depuis vendredi dernier. Samedi, l’ouverture officielle de ce grand rendez-vous de la culture comorienne a eu lien en présence du président de la république. Du 14 au 17 octobre, 45 artistes vont faire des expositions de manière permanente dans différents sites, des conférences scientifiques et des visites.

Cette nouvelle édition est parrainée par l’ancienne ministre de la culture malienne et conférencière Aminata Traoré. 45 artistes en provenance de la Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte, France métropole, Ethiopie, Réunion, Japon/Réunion, Guyane et Seychelles sont tous au rendez-vous. Les moyens d’expression seront variés : toutes disciplines centrées sur la performance. Au croisement des arts vivants, arts urbains, installation-performances, arts numériques, architecture/urbanisme, design…

« En Union des Comores, il existe un terreau de créateurs talentueux qui ont connu des consécrations sur des scènes aussi bien régionales qu’internationales. Je souhaite donc que, comme les précédentes éditions, ce 3ème Festival d’Art contemporain des Comores soit un tremplin, pour propulser la création artistique aux Comores vers les feux de la rampe, lui donner une notoriété méritée et nous permettre d’insérer les plasticiens comoriens, dans ce domaine important de la création contemporaine et dans laquelle, la richesse des scènes artistiques du Sud, suscite de plus en plus, un intérêt croissant, de la part de la communauté artistique internationale », déclare Azali Assoumani, président de la République.

Le chef de l’Etat souhaite que ce troisième festival constitue une matrice pour opérer une analyse de la situation actuelle de la création plastique aux Comores et permettre par son rayonnement, d’échafauder un plan d’action dans le domaine. « D’ores-et-déjà, je salue la démarche artistique de ce festival, la pertinence de la thématique retenue et la pluridisciplinarité des exposants, qui constituent autant d’ingrédients qui, j’en suis convaincu, feront de cet événement un succès », poursuit-il.

« La connaissance de soi », Hudjidjuwa, tel est le thème choisi pour célébrer cette 3e édition du FACC. Valoriser l’art des Comores et l’art aux Comores tel est l’objectif de Hudjijuwa.  « La culture donne de l’espoir. Cette 3ème édition de Hudjijuwa poursuit son ancrage dans le paysage culturel de l’archipel avec pour ambition de permettre au plus grand nombre de faire l’expérience de l’art. Il n’existe pas d’école d’art ou de cinéma aux Comores. Peu de galeries ou de musées sont dédiés à la création contemporaine. C’est pourquoi les acteurs de la culture locale sont intéressés par une telle stimulation de la vie artistique », fait observer Abdallah Nouroudine, le directeur général du CNDRS, avant d’ajouter que « la connaissance de soi se conjugue avec la rencontre de l’être. Elle se destine à la construction de la relation aux autres, en passant par l’Histoire qui cimente les liens d’un peuple. Le FACC veut agir dans cette voie en présentant divers aspects du passé et du présent de l’Archipel ».

Durant ces 4 jours, les scientifiques des Comores exposeront dans une approche pluridisciplinaire, sociologique, archéologique, anthropologique, une partie de l’histoire du pays en rapport avec le thème retenu. Mais aussi l’histoire abordée sous un angle plus global sera examinée et présentée par des scientifiques venus d’ailleurs. Différentes problématiques seront examinées lors du forum scientifique et des expositions seront directement mises en parallèle. Le Festival s’efforce enfin de recueillir la participation de penseurs chevronnés et expérimentés à chaque nouvelle édition, gage de la pérennité du débat initié et de sa qualité.

Mohamed Youssouf

 

 

 

 

 

 


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