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des Comores

A la découverte de la langue comorienne

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A la découverte de la langue comorienne © : HZK-LGDC

Dr Abdou Djohar rejoint les chercheurs locaux dont les travaux se concentrent sur la langue comorienne. Il vient de tenir une conférence débat


De plus en plus des chercheurs locaux s'intéressent à la langue comorienne. Ce qui est de bon augure pour une langue traditionnellement basée sur l'oral. Dr Abdou Djohar est parmi ceux qui s'emploient à donner vie à la langue de Mbaé Trambwé. Ce docteur en linguistique parait optimiste et promène son bâton de pèlerin pour la promotion d'une langue qui a, dit-il, son traitement orthographique et qui serait prête « pour être enseignée tout comme la langue française ou la langue anglaise », a-t-il soutenu.

« Notre langue n'est pas morte. D'ailleurs l'objectif de cette conférence est d'envoyer un message pour que chacun puisse comprendre qu'on a une langue qui s'appelle Shikomori avec sa grammaire, sa conjugaison, son orthographe et son vocabulaire », a-t-il renchéri.

Ce docteur en linguistique est de ceux qui croient qu'il est temps que la langue comorienne soit insérée dans le programme scolaire national, seul moyen de manifester son amour envers à cette langue.

« Prouver l'amour pour la langue comorienne c'est faire en sorte qu'elle soit enseignée aux Comores car les outils, les manuels d'orthographe sont disponibles », a-t-il fait savoir citant quelques uns des chercheurs à l'instar de Ahmed Mohamed Chamanga, qui ont travaillé sur la grammaire de la langue comorienne.

Dans sa conférence débat organisée dans son village natal de Simboussa ya Mbadjini au sud de Ngazidja, M. Djohar est entouré par un amoureux de la littérature, l’écrivain comorien Aboubacar Said Salim et d'autres personnalités du monde de la littérature et de l'enseignement du pays.

Si c'est la thèse du linguiste qui a été exposée lors de cette conférence, d'autres auteurs ont déjà publié sur la langue comorienne. On peut citer entre autres Said Soilih qui a écrit « parler ma langue [shingazidja], étude lexicale et grammaticale » ou « la poésie orale des Comores (XVI-XXe siècle) » de Moinaécha Cheickh Yahaya et Damir Ben Ali. Il y a « les charifs dans l'histoire des Comores » de Hachim Ben Said Mohamed.

Maoulida Mbaé


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