Le Gombessa Festival a rendu son verdict. Après plusieurs semaines d'éliminatoires, les meilleures troupes ont été sélectionnées pour les finales nationales. Serehini ACS s'adjuge le titre en catégorie Hommes avec 39/40, tandis que Mtsanga Mrouni de Mohéli s'impose chez les Femmes avec 34,5 points.
Treize finalistes venus des trois îles ont offert trois jours de compétition de haut niveau sur la scène d'Iconi, devant un public nombreux et engagé. Avec 39/40, Serehini ACS remporte la première place. Le jury a salué la cohésion du groupe, la précision des figures et l'alliance réussie entre tradition et création contemporaine. Adabou Bouni se classe deuxième avec 38/40 pour sa régularité et sa maîtrise technique. Le podium est complété par Weigni Guwu d'Iconi qui, avec 38/40 également, offre à la ville hôte une médaille et déclenche l'ovation du public. Le niveau est resté très serré jusqu'à la 8e place. UJSI Iconi termine 4e, ADCM Mbachile 5e, Wudzima wa Massiwa de M'dé 6e avec le meilleur temps. Mtsanga Buru de Mohéli finit 7e et Badagoma Bandadaweni ferme le classement.
Le jury attribue un Coup de cœur à Adabou de Bouni, récompensant son engagement collectif, son travail de transmission et son état d'esprit exemplaire. Chez les Femmes, Mtsanga Mrouni porte haut les couleurs de Mohéli. Avec 34,5 points, elle signe la prestation la plus rapide des deux catégories. Le jury a retenu son énergie, sa synchronisation parfaite et la qualité de ses costumes. Maranpaga Dimadjou prend la 2e place grâce à une chorégraphie fluide et respectueuse des codes. UJSI Iconi complète le podium, confirmant le travail de formation de l'association iconienne. Bada-Como Bandadaweni termine 4e et Mremani Folk d'Anjouan clôt le top 5, appréciée pour son originalité et sa fidélité au répertoire anjouanais.
Le second Coup de cœur revient à Samirati de l'association UJSI, remarquée pour sa présence scénique, sa rigueur et sa progression. Au total, huit groupes Hommes et cinq groupes Femmes ont été notés sur 40 selon six critères, à savoir, technique, créativité, respect du thème, tenue, discipline et occupation de la scène. Des notes si resserrées témoignent du niveau élevé et de l'investissement des encadrants. Pour les organisateurs, ces finales illustrent la mission du Gombessa : sortir les arts traditionnels de la confidentialité pour leur offrir une scène nationale. Réunir Ngazidja, Mohéli et Anjouan est une première étape vers une meilleure circulation des artistes entre les quatre îles de l’archipel des Comores.
El-Aniou Fatima
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