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Halima Mohamed : « Notre langue est faite de rimes qui se manient bien »

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Halima Mohamed : « Notre langue est faite de rimes qui se manient bien » © : HZK-LGDC

Halima Mohamed très connue sous le nom artistique de ZamZam Elhad, vient de publier aux Editions Cœlacanthe des recueils de poèmes en Shikomori. Le thème de l’amour est très dominant dans ces textes.


Halima Mohamed, jeune étudiante âgé de 19 ans vient de publier des recueils de poèmes en Shikomori. Au total, 31 titres que la native de Mbeni relate des extraits de sa petite vie où le thème de l’amour est très dominant. Un amour envers sa famille et ses amis. « Depuis le collège, je me suis mise à écrire quelques lignes par-ci par-là sans vraiment savoir ce que j'allais en faire. Même s'il est vrai que l'idée d'être publiée un jour me faisait un peu rêver. Je me suis mis à diffuser certains de mes textes tantôt en français tantôt en comorien. J'ai vu que ça plaisait et puis j'ai eu l'opportunité de croiser Mahmoud Ibrahim des éditions cœlacanthe qui s'est dit intéressé de me publier. J'ai saute sur cette belle occasion », raconte cette jeune artiste. Au départ, ces textes étaient destinés au registre du Slam. Et aujourd’hui, elle exprime des messages qui peuvent s'adresser à tout le monde. « Certains lecteurs les trouvent tristes, d'autres pleins d'espoir », précise-t-elle.

Au départ, la jeune artiste était attiré par le slam et écrivait ces textes en français mais elle voulait que le Shikomori soit au rendez-vous dans ce nouveau style d’art. « Notre langue est faite de rimes qui se manient bien. J'ai toujours été impressionnée par la capacité par exemple des mamans qui chantent dans les Bora et ukumbi qui sont capables d'improviser des rimes dans leurs chansons. Je pense qu'il est plus facile de slamer en comorien qu'en français ou en anglais », avance Zam Zam Elhad.

Sur le choix de la langue, elle reste persuadée que la langue comorienne est belle et chantante. Parmi ses titres, on peut citer Mbeni, udjusiwa, mbeni ngoma, tsandza, mayensha, upepo, tabiri, daika.  « Il y a un mélange de sonorités issues de plusieurs origines, swahili, arabe et la rend belle. Aujourd'hui il faut la valoriser à travers les nouvelles générations et les réseaux sociaux. C'est ce que j'essaie de faire modestement avec mes publications », conclut-elle. 

Mohamed Youssouf

 

 


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