En collaboration avec l'Alliance Française de Moroni, Kam'Art Culture a organisé une conférence pour lancer l'art du Slam dans les établissements scolaires, surtout les collèges et lycées. C'est devant un parterre composé de chefs d'établissement et d'élèves ainsi que des parents d'élèves que la conférence a eu lieu à l'Alliance Française.
Le projet vise à « renforcer les capacités des collégiens et lycéens en langues. Il vise également la sensibilisation des élèves à la citoyenneté participative, la lutte contre les tares en milieu scolaire par le biais du Slam et stimuler la créativité des lycéens », peut-on lire dans les brochures que l'association Kam'Art a fait distribuer au public. Pour une première phase, c'est dix écoles au niveau de la Grande-Comore qui ont été choisies pour servir de base et à partir de laquelle le projet pourrait s'étendre à d'autres établissements dans les autres îles de l’archipel.
L'objectif à long terme visé par l'association Kam'Art Culture est « d'implanter des ateliers d'écriture, de lecture et de déclamation réguliers mais aussi évaluer les acquis des lycéens en matière d'écriture et stimuler la production littéraire par la création artistique ». L'idée d'implanter le Slam est venue à partir d'un constat fait par l'association Kam'Art de la baisse sensible de la connaissance mais aussi de l'apprentissage des langues dans notre pays. Un constat partagé par un certain nombre de chefs d'établissement présents qui regrettent le manque d'engouement des jeunes élèves à la lecture et par conséquent le niveau de connaissance des langues se trouve impacté par tout ce manquement.
La finalité du projet est de faire en sorte qu'à la fin ces établissements puissent organiser une journée interscolaire suivie d'une remise de distinctions pour les écoles les plus méritantes et une édition d'un recueil collectif de slam. Coordinatrice du projet Slam à l'école, Bacar Naouia est surtout animée par le goût du partage dans la mesure où étant lycéenne elle a pu bénéficier des avantages de cet art. « Moi-même, j'ai bénéficié d'un atelier de slam quand j'étais au lycée, alors maintenant je vais essayer de donner les mêmes avantages aux jeunes », s'est elle exprimée.
AS Badraoui
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