La Gazette

des Comores

Les femmes noires, à l’honneur sur le podium des Miss

Les femmes noires, à l’honneur sur le podium des Miss © : HZK-LGDC

Pendant longtemps, les canons de beauté ont fortement été associés à la clarté de la peau, blanche en l’occurrence, à une chevelure longue et soyeuse, et surtout, à un type de femme qui se veut de prime abord assimilée à l’occidentale. Cet article ne pose en aucun cas le dénigrement d’une quelconque origine qui soit, mais bien de relayer les changements effectués dans nos sociétés, en termes de reconnaissance des diversités que celles-ci contiennent et ce, dans toutes ses facettes. La représentativité, est-elle ainsi appelée.


Les sociétés évoluent et les mentalités changent. Ceci est un événement historique. Pour la première fois, six femmes noires issues de divers horizons confondus ont remporté la couronne, faisant d’elles, les rares plus belles femmes du monde, faisant des autres, les plus belles femmes dans leur pays. Mais alors, qui sont-elles à avoir gravi les échelons de la sorte et avoir eu par la même occasion un aussi grand impact en ce sens ?

Il s’agit ainsi de Miss États-Unis 2019, Cheslie Krist, une avocate américaine de 28 ans qui d’ailleurs, est la Miss USA la plus âgée de l’histoire du concours. Ensuite, Miss Amériques 2019, Nia Franklin, qui est une compositrice de musique américaine. S’ensuit Miss Teen États-Unis 2019, Kaliegh Garris qui est une mannequin américaine et championne de beauté.

S’ajoute Miss Monde 2019, Toni-Ann Singh, elle est une jamaïcaine de 23 ans, étudiante en Psychologie. Puis Miss France 2020, Clémence Botino (pour n’en citer que quelques-unes). Elle est d’origine guadeloupéenne et est étudiante en Histoire de l’art, devenue Miss ce 14 décembre 2019.

Pour couronner le tout, Miss Univers 2019, la sud-africaine Zozibini Tunzi, qui est la troisième Miss Univers à représenter son pays mais aussi, la troisième femme noire à disposer de ce titre après Leila Lopes élue Miss Univers 2011 et Mpule Kwelogabe, sacrée Miss Univers 1999.

Ce bref aperçu ainsi fait, est-il important de préciser qu’au-delà du charisme et de l’éloquence que disposent ces jeunes femmes, des messages forts ont de surcroît été véhiculés, favorisant selon les téléspectateurs et spectateurs leur élection. Rapide mise en lumière : les chances de cette dernière ont peut-être été minimes auparavant mais, n’enlèvent en rien une force, un courage et une bravoure dans un parcours de reconnaissance, d’acceptation et de liberté.

Zozibini Tunzi à titre d’exemple, tient des discours féministes, dénonçant le colorisme et la place de la femme dans la société. Elle avance par ces mots lors de sa première prise de parole : « J’ai grandi dans un monde où une femme comme moi, avec mon type de peau et mon type de cheveux, n’a jamais été considérée comme belle. Je pense qu’il est temps que ça change aujourd’hui ».

Léopold Sédar Senghor comme par prédilection, vient ainsi la rejoindre, car toi femme noire, « les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire, à l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse, aux soleils prochains de tes yeux ».

Mmagaza

 

 


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