Salim Hatubou est l’auteur comorien à avoir publié autant d’œuvres de son vivant. Mbae Mohamed alias Soly et le Centre de Culture et Artistique des Comores (CCAC-Mavuna) organisent depuis près de deux semaines un atelier d’écriture pour rendre hommage à sa mémoire. La formation qui prendra fin le 2 novembre prochain sera suivie d’un grand évènement pour parler et lire la mémoire de Salim Hatubou.
Le Centre de Culture et Artistique des Comores (CCAC-Mavuna) tient depuis près de deux semaines un atelier d’écriture pour rendre hommage à Salim Hatubou. Entre les quatre murs, on rencontre 14 jeunes, motivés à traduire et à faire ce qu’il juge utile et important : la mémoire de l’auteur de ‘’Marâtre’’, ‘’Contes de ma Grande Mère’’, ‘’Hamouro’’ et plein d’autres œuvres sur la littérature comorienne. Les participants s’y mettent avec enthousiasme et sans relâche car pour eux, « cet atelier est une bonne initiative, voire même instructive ». « Je me sens à l’aise. C’est vraiment divertissant d’apporter un peu plus de moi à cette magnifique œuvre », estime Zahanaki Abdallah Moina, un des jeunes participants à l’atelier. Pour sa part Ben Nadhuire, un autre participant, dit que « c’est passionnant de revivre des moments historiques ». Ce dernier, comme les autres participants, espère apprendre les techniques rédactionnelles nécessaires pour ses « propres textes et récits ».
Salim Hatubou est l’auteur comorien à avoir publié autant d’œuvres de son vivant. Sur ce, Mbae Mohamed alias Soly, formateur à cet atelier, estime que « cet homme au cœur en or n’a pas eu les mérites qu’il fallait ». L’artiste cite l’écrivain comme étant « le pionnier de la littérature comorienne ». « On a jugé nécessaire d’organiser ces jeux d’écriture pour lui rendre l’hommage qu’il mérite », explique-t-il. Au CCAC-Mavuna, les récits, les romans et les contes de Hatubou refont le bon vivre de la jeunesse qui l’a connue à peine et passionnée de littérature. .
De ces écrits, Hatubou, a combattu pour ce beau pays à travers ses ouvrages. Pour cette jeunesse éprise d’écriture les jeux d’écriture, les poèmes, les récits, les chants et les slams sont un moyen pour porter l’amour et honorer la mémoire de cette plume qui s’en est allée depuis quelques années. Ce dernier semblait être possédé d’une passion pour les contes et légendes, ‘’Contes de Ma Grande-Mère’’, un attachement qui traduit et ce jusqu’à ce jour, l’importance à la transmission de la culture et de la tradition comorienne. De prestation en présentation pour ces jours de formations, un grand événement est programmé le 02 novembre prochain pour glorifier la mémoire de l’écrivain et de ses œuvres.
Andjouza Abouheir
Bio
Né en 1968 à Madagascar, Mbae Mohamed alias Soly est un artiste comorien. Après plus d’une dizaine d’année en métropole, Soly part s’installer à l’Ile Bourbon (La Réunion) avant de retourner en France après l’obtention de son baccalauréat. Il devient directeur social et culturel de l’association Sound Musical School avec comme mission de recadrer les jeunes à travers la danse, la musique et l'écriture. Parallèlement il est auteur de trois romans et compositeur en musique. Le travail mené par les deux dans l’œuvre ‘’Solidarité et Kalifté’’ a permis aux deux littéraires de tisser des bonnes affinités amicales. C’est cette amitié qui pousse à Soly de rendre à Hatubou « l’hommage qu’il se doit ».
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