Le pays s’apprête à vivre un moment historique pour leur patrimoine culturel. Ce samedi 29 août, à Iconi, le directeur général de l’UNESCO va remettre officiellement au président Azali Assoumani le certificat d’inscription des médinas comoriennes sur la Liste du patrimoine mondial. L’annonce a été faite ce jeudi 27 août, lors d’un point de presse organisé au ministère de la Jeunesse et des Sports. Inscrites le 29 juin dernier à Busan, en Corée du Sud, ces cités anciennes constituent le premier bien comorien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le gouvernement appelle à une forte mobilisation nationale pour cette cérémonie.
Les médinas d’Iconi, d’Itsandra, de Moroni et de Ntsoudjini sont désormais inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour marquer cette reconnaissance internationale, une cérémonie officielle est prévue le samedi 29 août prochain à Iconi. L’information a été annoncée jeudi 27 août au siège du ministère de la Jeunesse et des Sports, lors d’un point de presse présidé par le ministre Ali Mohamed Saïd Ali. Les maires d’Itsandra, de Ntsoudjini, de Moroni et du Bambao ya Mboini ont également pris part à la rencontre. Le temps fort de la cérémonie sera la remise officielle du certificat d’inscription. « Ce samedi à Iconi, le directeur général de l’UNESCO remettra officiellement au colonel Azali Assoumani le certificat d’inscription des médinas comoriennes sur la Liste du patrimoine mondial », a annoncé le ministre. Cette inscription a été actée le 29 juin dernier, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial, tenue à Busan, en Corée du Sud. Après plusieurs années de travail technique et diplomatique, les Comores obtiennent ainsi leur premier classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le dossier a été porté conjointement par l’État et les collectivités locales concernées.
Le choix d’Iconi pour accueillir la cérémonie n’est pas anodin. La ville, connue pour son architecture swahilie et son histoire, symbolise une partie importante du patrimoine culturel comorien et participe à la valeur universelle exceptionnelle reconnue par l’UNESCO. Au-delà de la fierté nationale, le ministre a insisté sur les retombées économiques potentielles de cette reconnaissance internationale. « L’inscription des médinas comoriennes à l’UNESCO devient un levier de développement économique pour notre pays : le tourisme, la culture, etc. », a déclaré Ali Mohamed Saïd Ali. Selon lui, ce classement pourrait renforcer l’attractivité touristique de l’archipel, favoriser la valorisation de l’artisanat et contribuer à la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Il pourrait également faciliter la mobilisation de financements destinés à la restauration et à la préservation du patrimoine bâti. Mais cette reconnaissance s’accompagne également de responsabilités. « Être patrimoine mondial, c’est un honneur, mais c’est aussi un devoir. Nous devons protéger, conserver et transmettre ces médinas aux générations futures », a rappelé le ministre.
Conscient de l’importance de l’événement, Ali Mohamed Saïd Ali a appelé la population à participer massivement à la cérémonie. Les autorités souhaitent en faire un rendez-vous populaire et inclusif, réunissant responsables nationaux et locaux, chefs coutumiers, société civile, jeunes ainsi que partenaires techniques et financiers. Les médinas comoriennes se distinguent notamment par leurs ruelles étroites et labyrinthiques, leurs maisons en pierre de corail, leurs portes sculptées et leur organisation urbaine héritée de plusieurs siècles d’histoire swahilie dans l’océan Indien.
Avec cette inscription, les Comores rejoignent le cercle des pays africains dont des centres urbains historiques figurent sur la Liste du patrimoine mondial. Le dossier a été préparé avec l’appui d’experts nationaux et internationaux et défendu pendant plusieurs années par les autorités comoriennes. Le gouvernement entend désormais élaborer un plan de gestion et de valorisation en collaboration avec l’UNESCO, afin d’assurer la conservation des sites et de permettre aux communautés locales de bénéficier des retombées liées à leur classement.
El-Aniou Fatima
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