La Gazette

des Comores

Patrimoine: UJUMBE a clôturé son chantier de trois mois, hier

Patrimoine: UJUMBE a clôturé son chantier de trois mois, hier © : HZK-LGDC

Un projet de trois mois qui consistait en la réhabilitation du quatrième mur-ouest du palais UJUMBE est clôturé hier par « la Conférence internationale sur la valorisation du patrimoine des Comores en tant que Développement durable. L'inscription des Sultanats Historiques des Comores au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Ce palais sera dans le futur, inscrit à l’UNESCO. »


Pour la valorisation et la promotion du patrimoine comorien, une conférence est tenue dans un hôtel de Mutsamudu hier mercredi 04 décembre. Cette conférence est une première aux Comores puisqu’elle expose tous genres de patrimoine bâtis, naturels et autres en la présence de l'UNESCO et avait regroupé les acteurs mondiaux qui soutiennent le patrimoine des Comores. Deux étapes avaient marqué la journée. Le patrimoine naturel présenté par HADAD Djabir après l’écrivain arabisant, Monsieur Hachim Ben Said Mohamed qui a exposé sur l’origine et l’histoire du palais UJUMBE.

On a vécu une matinée chargée et animée par des démonstrations de danses traditionnelles et chants qui entrent dans le cadre du patrimoine immatériel. Un projet achevé qui consiste à  réhabiliter le palais royal UJUMBE et l’heure est pour le bilan. Pour la Présidente du CPC (collectif du patrimoine des Comores), « les remerciements ne vont pas rester uniquement aux Comores. L’UNESCO, le CHAM, la coopération régionale (…) et toutes les forces et les soutiens de près ou de loin méritent notre gratitude ». Très émue cette « active et infatigable dame » selon le maire de la capitale Amirddine Mohamed, n’a pas manqué de valoriser l’implication et le savoir faire Zanzibarite qui a extrêmement contribué à ce projet.

Lors de l’exposé de l’historien, HADAD Djabir un accent particulier est mis sur « la fortune bio marine et forestière (plante médicinale » et il a fait une suggestion selon laquelle « les communautés doivent s’impliquer et il parle d’une décentralisation et faire la jonction entre la gestion nationale des richesses patrimoniales tout en tenant compte des gestions locales ». Il a beaucoup insisté sur les aires protégées et les espèces emblématiques (tortue, Gombessa…), d'où le thème « Patrimoine naturel et développement », projeté par HADAD Djabir.

Selon madame Fatima Boyer « ces deux thèmes sont « complémentaires car le patrimoine bâti est lié au naturel en termes de valorisation et de développement durable ». Après ces deux exposés un long débat a animé la salle. Lors du débat, on a appris le pourquoi, la capitale d’Anjouan a été transférée de Domoni vers Mutsamudu. C’était pour des raisons conjugales et économiques. Le rôle de l’UNESCO à travers le monde est exposé par Djabhana Saïd IBRAHIM « pour une Afrique intégrée, et parmi ses missions, l’UNESCO condamne l’assassinat des journalistes».

Plusieurs personnes ont été honorées à la fin de la première partie, dont la jeune ingénieure Oumrati Ali Oicheikh. Cette dernière a assuré l’assistance au secrétariat pour l’organisation de cette conférence. « Je suis très fière et encouragée d’avoir la chance de travailler avec des expérimentés. C’est une très grande école pour moi » dit-elle. Pour les personnalités honorées, Madame Chamsia Adinane (se trouvant en France actuellement, elle qui n’a pas fait l’école des blancs, ndlr) est classée en tête de liste grâce à son courage qui a permis au CNDRS d’ouvrir une antenne à Anjouan. Elle est Présidente fondatrice de l'association « femmes de Mutsamudu ». Présidente et fondatrice d'une école ménagère à Mutsamudu et une des grosses pointures de la protection du patrimoine aux Comores.

Khaled Kassam, délégué régional de l’association CHAM basée à l’ile de la Réunion a tenu à remercier un des grands contribuables du projet. A noter que le Président de CHAM, PIFFET Christian a lors de son intervention a insisté sur l'optique d'une « cité blanche et propre de Mutsamudu ».  

Sans faute, à son entrée dans la commune où se loge UJUMBE, l’accueil par les dépotoirs sauvages dit son grand mot. La conférence est clôturée à 17h00 et toutes les équipes ont patienté jusqu'au terme. Chose qu'on ne voit pas souvent dans ce genre de rassemblement.

Nabil Jaffar

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.