La Gazette

des Comores

« Mdjinga Kalele Ntsi », un plaidoyer pour l’apprentissage

« Mdjinga Kalele Ntsi », un plaidoyer pour l’apprentissage © : HZK-LGDC

À un mois de la parution de son nouvel ouvrage, Elkabir Ben Ousseini lève le voile sur les inspirations et les ambitions qui portent « Mdjinga Kalele Ntsi Le pouvoir de l’apprentissage », un roman ancré dans les valeurs d’éducation, de persévérance et de transmission.


« Cet ouvrage est avant tout un plaidoyer pour la connaissance. Le titre lui-même est un héritage précieux. C’est un adage que mon père biologique, infirmier de profession et cadre chevronné de la Caritas Comores, nous répétait sans cesse », confie l’auteur. « Cette maxime a été la boussole de notre parcours familial. En l’utilisant comme titre, j’ai voulu rendre un hommage vibrant à cet homme qui nous a transmis la soif d’apprendre et le désir de progresser. » À travers cet ouvrage, l’écrivain s’adresse avant tout à la jeunesse. « Mon inspiration est née du désir de transformer cette sagesse familiale en un héritage collectif. J’ai voulu offrir aux jeunes une source d’inspiration, leur montrer que l’apprentissage n’est pas seulement une étape académique, mais le moteur fondamental de toute ascension sociale et personnelle. »

Dans un monde en perpétuelle mutation, Elkabir Ben Ousseini rappelle avec force l’importance de l’éducation. « Nous vivons une époque où les repères peuvent s’estomper. L’éducation, au-delà de l’instruction, est le socle de la dignité humaine. C’est le seul capital qui ne se déprécie jamais. » Il insiste également sur le rôle clé des valeurs. « La transmission des valeurs est le pont entre notre identité et notre avenir. » Le personnage principal, Ibrah, incarne cette réalité sociale. « Le parcours d’Ibrah est le miroir des aspirations et des obstacles de nombreux jeunes », explique-t-il. « Dans notre société, les défis sont bien réels, mais il démontre que la volonté, guidée par le savoir, peut briser les plafonds de verre. C’est un message d’espoir. Nos origines ne déterminent pas notre destination. »

Le roman explore aussi l’équilibre entre héritage culturel et ouverture au monde. « Mon message est celui d’une synthèse harmonieuse. La tradition est notre racine, elle nous donne notre force. La modernité est notre aile, elle nous permet de nous élever », souligne l’auteur. « Nous pouvons être des citoyens du monde tout en restant les gardiens de notre patrimoine. » Sur la question du développement, sa position est claire. « Le savoir est l’infrastructure invisible d’une nation. Aucun développement durable n’est possible sans un capital humain bien formé. » Il appelle toutefois à une évolution du système éducatif. « Nous devons adapter davantage nos enseignements aux réalités du marché et aux défis technologiques. L’éducation doit être plus pragmatique, plus inclusive, et encourager l’esprit critique. »

Son engagement sur le terrain nourrit directement son écriture. « Mon écriture est indissociable de mon engagement. Ce livre est le prolongement de mon action civique, une manière d’atteindre, par les mots, ceux que je ne peux pas toujours rencontrer. » L’auteur regarde déjà vers l’avenir. « Je compte continuer à explorer les thématiques du développement et de l’excellence. Mon ambition est de créer des passerelles entre le monde académique et le secteur professionnel. Mon objectif reste le même. Faire de cet adage un levier concret pour chaque jeune qui aspire à grandir. » Avec « Mdjinga Kalele Ntsi Le pouvoir de l’apprentissage », Elkabir Ben Ousseini signe une œuvre engagée et inspirante, où le savoir s’impose comme la clé essentielle du progrès individuel et collectif.

Mohamed Ali Nasra


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