Environ 40 jeunes dont la plupart sont des femmes suivent une formation basée sur les techniques de fumage et de séchage des poissons. Il s’agit de contribuer à la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes et à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural pour le développement de l’économie bleue.
« Nous possédons la plus grande richesse du monde. La mer ! Avec cette richesse naturelle, on peut lutter contre la pauvreté dans le pays. On peut faire des millions de francs avec les poissons multicolores de notre océan. Jeunes d’aujourd’hui, n’hésitons pas à nous lancer », lance Salim Soulaimane, secrétaire général de la confédération des Travailleurs du pays (CTC), à l’ouverture de l’atelier de formation consacré sur les techniques de fumage et séchage des poissons. Cet atelier constitue la première phase du processus qui permet aux jeunes de renforcer leurs capacités à développer leurs projets et devenir des entrepreneurs.
« Il vise particulièrement à répondre aux besoins du pays en matière de promotion du travail décent dans le domaine de l’économie bleue. Pendant 8 jours, les formateurs vont devoir former 40 jeunes et femmes sur les techniques de transformation, fumage de poissons et de créer un avenir du travail durable et une transition juste vers une économie bleue en Union des Comores », précise Takidine Youssouf, le ministre en charge de l’emploi.
L’économie bleue est un concept relatif à des activités économiques liées aux océans, aux mers et à leurs côtes. Les secteurs concernés sont le tourisme littoral, le transport maritime, la construction navale, la production d’énergies marines, les services parapétroliers et para-gaziers offshore, l’extraction des matériaux marins et les produits de mers. Donc c’est surtout sur ce dernier paramètre (valorisation et transformation des produits de mer) que le gouvernement s’appuie pour aller vers l’économie bleue. Ce qui explique l’organisation dudit atelier débuté hier pour s’achever le samedi 6 novembre prochain.
Dans cet atelier le ministre de l’emploi a saisi également l’occasion de réaffirmer également la volonté du gouvernement d’accompagner la mise en œuvre de ce projet en cours et à instituer des mécanismes institutionnels permettant d’asseoir durablement les bases juridiques et administratives cohérentes et opérationnelles. « Ainsi pour y faire face, les activités de formations professionnelles et d’appui à l’entreprenariat et d’accompagnement des jeunes aux métiers de l’économie bleue est plus nécessaire permettant de développer des activités vers la création d’emploi salarié ou l’auto-emploi pour les jeunes aux Comores », conclut-il.
Kamal Gamal
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