L’ouverture officielle de la quatrième édition de la foire ‘’Made in Comores’’ a eu lieu hier lundi en fin de journée. Présent, le ministre de l’Economie a montré la volonté du Gouvernement d’accompagner les opérateurs économiques pour la valorisation des produits locaux. Bianrifi Tarmidhi a assuré que dans le plan quinquennal, l’objectif du Gouvernement est de mobiliser 470 milliards. Un investissement qui servirait à réduire le taux de chômage (10% d’ici 2020). Une idée que n’a pas manqué d’apprécier le président de l’Union des Chambres Comoriennes pour le Commerce, l’Industrie et l’Agriculture (UCCIA), Ahmed Bazi.
Dans son allocution, le président de l’UCCIA a montré que l’objectif de ‘’Made in Comores’’ est de promouvoir la production comorienne, d’offrir une vitrine aux produits et aux savoir-faire, de sensibiliser le Comorien à consommer local, favoriser la rencontre des produits avec le public mais aussi de permettre le partenariat, aussi bien dans la chaine de valeur que dans la distribution. Ahmed Bazi dit attendre des résultats dont la promotion des produits ‘’Made in Comores’’ et le bénéfice d’une grande visibilité et la promotion d’une consommation purement locale. A l’issue de cette cérémonie, La Gazette des Comores est partie à la rencontre des artisans, des producteurs et des entrepreneurs.
Anturia Mihidjayi, entrepreneure (Nutrizone et Afia Tcahi) :
"En tant que transformatrice de produits comoriens, je voudrais d’abord remercier l’UCCIA de cette initiative qui ouvre à des rencontres entre les producteurs et les artisans puis de nous donner accès à un marché qui nous permet d’exposer nos produits. Au début, j’ai rencontré des difficultés. Je reste consciente car j’ai lancé mon entreprise dans un domaine qui n’est pas issu de ma formation initiale. Il y’a eu des essais et des erreurs mais cela m’a aidé à aller rencontrer des connaisseurs. On peut aussi dire que le manque de moyens et le manque de financement pour les jeunes entrepreneurs ne facilitent pas la tâche... Chez nous, l’entreprenariat est une chose nouvelle qui manque de soutien. Cela fait quelques années que j’ai lancé mon projet mais je le considère toujours comme une start up, Nutrizone est toujours à ses débuts malgré les trois produits que nous comptons à notre actif aujourd’hui. J’espère diversifier mes produits encore plus et faire profit dans l’avenir car l’environnement entrepreneurial des Comores n’est pas facile. ‘’Afia Tchai’’ est ouvert à tout public et je constate qu’il est plus consommé. J’espère que dans l’avenir, Nutrizone fera écho sur le plan international.
Kassim Hamidoune, ingénieur agroalimentaire, chef de la production ‘’Al-Hayi’’ :
‘’Al-Hayi’’ est une eau de source naturelle. Cette eau est filtrée naturellement sans aucune intervention de produit chimique. Elle est sans gout particulier. L’eau ‘’Al-Hayi’’ est issue de la source de Dzialandzé. Depuis octobre 2017 que nous avons lancé le produit, la vente est satisfaisante. Je salue cette initiative de l’UCCIA car elle ouvre les portes à plusieurs perspectives. La foire ‘’Made in Comores’’ a permis aux vendeurs, producteurs de rencontrer leur concurrents et leur public. Pour ce qui est de la concurrence, ‘’Al-Hayi’’ est prête à rivaliser avec les autres entreprises à travers nos prix et la qualité de notre source. J’espère aussi qu’à travers cette foire, les Comoriens prendront conscience de nécessité de consommer local. En tant que Comorien, nous devons avoir une idée patriote.
Karima Jaffar (Karida), esthéticienne et gérante de l’institut ‘’Beauté Beaucor’’ :
Mes produits, je les fais à base de bois de santal. Il y’a du santal que j’ai utilisé pour produire du parfum et un autre qui a servi aux produits cosmétiques et beauté. Le santal a plusieurs diversités. Une qualité de santal parfumée que j’ai utilisé en mélangeant avec d’autres produits parfumés et l’autre non parfumée qui sert à la production des produits d’éclaircissement de la peau. Mon combat est de lutter contre l’utilisation des produits chimiques qu’utilisent les femmes pour éclaircir la peau et qui causent des dégâts. Nous avons des produits traditionnels sans effets nocifs. Le miel, le sel comorien, les œufs, le riz… tout ce que nous pouvons manger, nous pouvons également l’utiliser comme produits de beauté tout en respectant la peau. Tout ce que je fais est naturel et je me bats pour qu’on fasse recours aux produits comoriens et consommer local.
A.O Yazid
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