Pour présenter la loi des finances 2020, le ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire a tenu un atelier de travail au Retaj. Une assise qui avait pour but de présenter les grandes lignes du budget de l’année 2019 en cours d’exécution. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2020.
C’est au cours d’un atelier de travail tenu hier lundi que le ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire a présenté les objectifs du projet de loi des finances 2020. Une assise qui avait pour but de présenter la loi des finances et les différentes recettes et du budget de l’année 2019. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2020. Comme il est de coutume pour le ministère des Finances d’envoyer une lettre de recadrage à toutes les structures ainsi qu’une lettre indiquant clairement les prévisions de recettes et de dépenses à réaliser, cette séance d’arbitrage permet de consolider les données et d’intégrer les amendements apportés par l’institution.
Une lettre de cadrage qui est le fruit d’un long processus en amont et en aval, qui ne s’impose pas mais qui permet d’orienter le travail. Cette rencontre technique permet de revoir les amendements à apporter qui peuvent être à la hausse ou à la baisse. C’est tout ce travail qui oblige la tenue de cette assise pour apporter des solutions, y remédier et réexaminer les points essentiels pour conforter les données et les reconduire en conseil de ministres. Le ministre fait savoir que c’est l’aval du conseil qui permettra de présenter le projet de loi pour adoption à l’hémicycle.
Outre la reconnaissance du travail effectué par les différentes équipes, l’argentier de l’Etat a rappelé que ce rassemblement « technique » n’a d’autre visée que d’évaluer et les recettes et les dépenses de cette année et les modalités de la loi de Finances de 2020. Said Ali Said Chayhane s’est appuyé sur le changement de constitution pour faire un appel à la vigilance par rapport à l’impact de l’exercice 2019. Il a rappelé en effet que le budget est dans la continuité de l’action engagé par l’état.
L’argentier n’a pas manqué d’évoquer les reformes institutionnels mises en place par le gouvernement, et espère que ces résultats seront encouragés d’ici à 2021. « Comme vous le savez, les reformes peuvent prendre du temps pour leur exécution. Des fois, on est confronté à une incompréhension de certaines personnes par rapport à l’application de celle-ci, mais on espère avoir des bons résultats d’ici 2020 », espère Said Ali Said Chayhane. Ces reformes sont déjà en application dans l’administration centrale et seront reconduites dans les iles.
En ce qui concerne les recettes, le ministère est impacté car le budget de cette année, d’une façon génale, est un peu « boiteux » à cause de la catastrophe naturelle qui a touché le pays et endommagé différentes infrastructures à l’instar de celles de Comores télécom et de la Sonelec.
Au cours de cet atelier, l’article 4 du fonds monétaire internationale FMI a été cité, qui, stipule que « le FMI exerce une ferme surveillance sur les politiques de change des états membres et adopte des principes spécifiques pour guider les états membres en ce qui concerne ces politiques». Lors de la rencontre à Washington, ces derniers ont remarqué les ambitions, qui d’ailleurs, étaient au dessus de la moyenne. Enfin les restitutions ont été au cœur de cet atelier pour revoir les failles et la mise en application des reforme tout en tenant compte de l’administration générale des impôts et domaines (AGID). La loi de finances doit être adoptée au plus tard le 31 décembre.
Andjouza Abouheir
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