Tableaux, graphiques et diagrammes, Said Ali Said Chayhane a mis tout en œuvre pour exploiter, élaborer et prouver le classement des Comores par la Banque Mondiale. Pour le ministre des finances, le représentant de la Banque Mondiale et le président de la République, ce nouveau statut est en bonne partie lié aux efforts accomplis par le Gouvernement.
Les Comores sont Classées parmi les pays à revenus intermédiaires par la Banque Mondiale dans la nouvelle classification du 1er juillet dernier. Un classement qui n’est pas passé inaperçu car une grande cérémonie a été organisée pour expliquer les raisons qui ont justifié ce rebond. Cette nouvelle classification implique sept pays dont trois africains (les Comores, le Sénégal et le Zimbabwé). Pour le ministre des Finances, Said Ali Said Chayhane, ce dernier s’explique par les performances enregistrées par le pays ces 3 dernières années. Pour appuyer sa présentation devant ce panel de personnalités, l’argentier de l’Etat cite entre autre la collecte et la sécurisation des recettes publiques, la maitrise de la dépense publique, le remboursement de la dette, la relance des investissements structurants dans des secteurs stratégiques, la valorisation des produits d’exportation sur le marché international, les transferts de la diaspora et la dynamisation du secteur du bâtiment. « La croissance économique a atteint 3,5% en 2018 contre 1,1% en 2015 », se justifie-t-il.
Il précise que ce nouveau statut est dû en bonne partie aux efforts du Gouvernement. « Comme on peut le constater, les recettes progressent, les dépenses courantes, y compris les salaires, se stabilisent », souligne-t-il. Comparant la valorisation des produits de rente, l’argentier de l’Etat affirme que l’Union des Comores a exporté autant en 2018 qu’en 2015. Pour peaufiner le tout, Said Ali Said Chayhane n’exclut pas le secteur du tourisme. Selon lui, ce secteur qui a connu des périodes de crise a eu une montée florissante depuis 2016 soit près de 26.800 touristes contre 23.600 en 2015. En 2018, le taux de croissance du secteur a été évalué à 28,09% selon l’annuaire statistique du tourisme. « L’embellie de ce secteur est la conséquence de la politique de désenclavement du pays, des efforts en matières de normalisation de la production énergétique, l’amélioration des infrastructures hôtelières et routières », précise-t-il. M.Chayhane explique que ce nouveau classement va ouvrir d’autres opportunités au pays notamment une considération par la communauté internationale et l’accès à des financements plus importants.
Présent à l’évènement, le Représentant Résident de la Banque Mondiale, Rasit Partev justifie ce reclassement comme le fruit d’un travail bien fait et mérité. Ainsi, il a rappelé que ce classement est effectué chaque année en fonction du revenu par habitant. « Pour cette année fiscale de la Banque, les Comores passent de la catégorie des pays à faible revenu à celle des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure », montre-t-il en citant un PIB par habitant d’US $1,361 en 2018.
Pour le président de la République, il s’agit d’un « moment historique », « une étape cruciale vers une nouvelle ère ». Toutefois, il précise qu’avec ce nouveau statut, plusieurs obligations s’imposent. « Pour le moment, ensemble, œuvrons pour que le pas suivant ne soit pas un recul mais un nouveau palier vers lequel nous devons élever notre pays », lance Azali Assoumani en affirmant que « c’est un nouveau pari, que nous avons lancé et que nous pouvons, ensemble, gagner » dans son ambition affichée de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030.
A.O Yazid
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