La Gazette

des Comores

Le secrétaire d’Etat à la FOP devant la commission des lois

Le secrétaire d’Etat à la FOP devant la commission des lois © : HZK-LGDC

A peine un mois depuis sa prise de fonction, la nouvelle Assemblée ne prend pas les choses avec des pincettes. Se référant à l’article 72 de la constitution et l’article 23 du règlement intérieur du parlement, la commission des lois parlementaire a reçu Soilihi Mohamed Djounaid, Secrétaire d’Etat à la Fonction publique. A l’ordre du jour, les deux parties ont parlé de la radiation des agents de l’Etat détenant des faux diplômes et la suspension des agents en fin de contrat.


Installée depuis presqu’un mois, la nouvelle Assemblée nationale commence par sa traditionnelle séance d’audition des hautes autorités de l’Etat. La commission des lois a reçu le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique en début de semaine pour faire état de la radiation des agents présentant des faux diplômes et de la suspension des agents en fin de contrat. A la sortie de cette séance, le Secrétaire d’Etat justifie ces radiations par « une nécessité »  et surtout que « dans la fonction publique, plusieurs personnes travaillant dans les différentes administrations avaient des contrats qui ont expiré et que plusieurs autres ont intégré l’administration avec des faux diplômes ». Justifiant son passage devant la commission des lois, Soilihi Mohamed Djounaid affirme que les parlementaires se sont montrés satisfaits et surtout que ces travaux relèvent de la volonté de faire des Comores un pays émergent. « On ne peut pas atteindre l’émergence avec une ressource humaine qui ne répond pas aux exigences », explique-t-il.

 

Revenant sur la masse salariale que percevaient tous ces agents, M. Djounaid dit que cela ne relève pas de ses fonctions mais des prérogatives qui seront fixées par la Loi des Finances tout en précisant qu’aucun remplacement n’est obligatoire quant aux agents renvoyés. « Notre administration a été jusqu’ici, une administration d’emplois. Nous devons recruter en fonction des besoins de l’administration car nous voulons mettre en place une administration de carrière », rappelle-t-il, avant d’ajouter : « les dépenses salariales sont au-dessus du seul budgétaire requis. Nous avons plus d’agents que de besoins. Et nous continuons à nettoyer le fichier et cela doit se faire à double sens ».

 

Pour sa part, le président de la commission des lois, Mohamed Mourchid dit qu’une telle décision de la part du département de la fonction ne pouvait pas passer inaperçue du moment où cela touchait toute la population. « On était dans l’obligation de convier le Secrétaire d’Etat à la Fop à venir s’expliquer sur une telle décision et sur les démarches prises et cela en vertu de l’article 72 de la constitution et l’article 23 de notre règlement intérieur », explique-t-il. Le président se dit satisfait du processus entamé et des réponses apportées par le chef de la Fonction Publique. Mohamed Mourchid soulignant qu’il s’agit là d’une situation d’urgence, la commission avait l’obligation de passer le principal concerné en audience pour appréhender la situation. Ce dernier justifie cette obligation en s’appuyant sur les arrêtés pris pour suspendre certains contractuels et d’autres pour licencier les détenteurs des faux diplômes. « La venue du Secrétaire d’Etat nous a permis de passer en revue tous les éléments sur ces deux dossiers et nous avons compris le fondement de leur décision du moment où le pays vise l’émergence », conclut-il.

 

A.O Yazid

 


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