Face à la guerre qui embrase le Moyen orient, les acteurs économiques du pays se sont réunis la semaine dernière pour réfléchir sur les voies et moyens d’anticiper les risques de rupture de stock des produits de première nécessité afin d’envisager les dispositions nécessaires pour minimiser les impacts. Lors de cette rencontre, les commerçants ont dévoilé leur crainte par rapport à la crise actuelle des produits pétroliers et la conservation des produits carnés.
La situation au Moyen Orient inquiète plus d'un, et a fortiori notre pays qui dépend presque exclusivement de l’extérieur. Ce qui a poussé les acteurs économiques à se réunir au siège de l’Union des chambres de commerce (UCCIA) pour identifier les manques et prendre des résolutions pour prévenir l’impact de cette guerre à court et moyen terme. « Face aux incertitudes provoquées par la guerre en Iran et à ses potentielles répercussions sur les flux commerciaux internationaux, on s’est retrouvé entre armateurs, importateurs, transitaires, distributeurs et organisations patronales pour anticiper d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement national » a déclaré Hamidou Mhoma, élu de la Chambre de Commerce de Ngazidja. Et lui de poursuivre « nous avons partagé les informations disponibles et évaluer collectivement les risques pour l’économie de notre pays. Certains commerçants ont rassuré l’arrivée des conteneurs des produits carnés. Mais leur crainte se base sur la crise énergétique. Car à défaut d’électricité la conservation des produits sera défectueuse », a-t-il prévenu.
Cette rencontre était l’occasion pour les acteurs économiques du pays de réfléchir sur plusieurs points parmi lesquels l’évolution du conflit et leurs incidences commerciales, l’analyse des impacts directs et indirects sur les différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement, l’identification de potentielles tensions sur les produits stratégiques et de première nécessité, l’esquisse de mesures susceptibles d’atténuer les perturbations et de limiter leurs effets sur la population.
Les opérateurs ont souligné aussi les risques liés à l’allongement des délais d’acheminement, à la hausse des coûts du transport maritime et à d’éventuelles difficultés d’accès à certains marchés fournisseurs. Selon la communication de l’Uccia, des rencontres similaires sont prévues à Mutsamudu et à Fomboni à travers les chambres consulaires locales, afin d’évaluer la situation dans sa globalité. Une démarche qui suppose aussi l’accompagnement immédiat et concret du gouvernement, pour tenter de maitriser la flambée des prix et la spirale inflationniste qui pointe déjà à l’horizon.
Kamal Gamal
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