La Gazette

des Comores

Crédit-bail aux Comores : Un outil innovant d'inclusion financière

Crédit-bail aux Comores :  Un outil innovant d'inclusion financière © : HZK-LGDC

Dans l’objectif d’aider le pays à développer un secteur du crédit-bail performant, le gouvernement en collaboration avec la Société Financière International (SFI) du groupe de la Banque, a organisé un atelier sur le crédit-bail et accès au financement et croissance économique. Quatre jours pour mettre en lumière les possibilités de développer et d'étendre le secteur du crédit-bail dans le pays.


Le gouvernement en collaboration avec la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale a organisé ce lundi 05 septembre un atelier sur le crédit-bail et accès  au financement et croissance économique aux Comores. Cette réunion de travail a vu la présence des hauts cadres de l’administration, du ministre de l’économie, du commissaire général au plan, des représentants du secteur privé, des agents de la banque, la SFI, l’AFD, et autres partenaires. Prévu de durer du 05 au 08 septembre, il a pour but d’aider le pays à développer un secteur du crédit-bail performant.

Devant la presse, le ministre de l’économie, représentant le ministre des finances, a expliqué que le crédit-bail est un instrument financier innovent, utilisé dans plusieurs pays, qui a pour but de soutenir les petites entreprises et sociétés qui manquent souvent de garanties ou d'antécédents de crédit substantiels pour obtenir le financement nécessaire à la croissance de leurs activités. « C’est une politique nouvelle du gouvernement qui consiste à soutenir le développement économique du pays ainsi que les entreprises. Beaucoup de travaux ont été faits jadis tout comme la loi de crédit votée depuis 2012. Ceci rentre dans le cadre du Plan Comores Emergent dans le seul objectif de développer les entreprises et d’accélère l’inclusion financière en Union des Comores », Ahmed Bazi.  

De son côté, le Commissaire général au plan Fouad Goulam a montré qu’il s’agit d’un  nouvel outil, comme une sorte d’instrument de location que la banque ou les gens qui travaillent avec la banque louent aux entreprises pour une x durée. « C’est comme une opération de financement qui permet à une entreprise de louer un bien et d'en devenir le propriétaire à la fin du contrat. C’est pour cela que la loi de 2012 sera activée. Les gens vont apprendre une nouvelle méthode de prêt qui est très bénéfique pour les entreprises.  Toutes les méthodes et reformes mondiales, nous les mettront en place afin de faciliter les entreprises à se promouvoir et à se développer. Car c’est de cette manière que nous parlerons d’émergence », dit-il.

Durant les 4 jours, des séances mettront en lumière les possibilités de développer et d'étendre le secteur du crédit-bail dans le pays. L’expert Ben Ammar Abdourazak a expliqué que les cibles sont les petites et moyennes entreprises formelles et informelles alors que le crédit bancaire ne peut pas fonctionner avec le secteur informel. « Les Comores ont une loi de 10 ans et trois mois d’âge. Les attentes sont de passer de la théorie d’une loi qui a végété pendant 10 ans dans les tiroirs et à une loi qui devra être complétée par des textes réglementaires et  non législatives. Ce qui veut dire que dans trois mois, on peut boucler la boucle des précisions des compléments et dans la loi même, il y a un article qui stipule qu’en cas de manque de besoin , elle peut être complété par des textes règlementaires. Le cadre juridique existe, parallèlement, il faut de la vulgarisation pour que les opérateurs économiques apprennent  cette loi. De la formation pour les opérateurs bancaires et de microfinance pour qu’ils maitrisent la technique, la qualité des opérations et la rencontre des intérêts des deux », précise-t-il.

Andjouza Abouheir

 


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