Dans un article paru sur le site de BBC Afrique en date du 29 mai dernier, l'auteur insiste surtout sur les effets néfastes de la dette des pays africains auprès de l'institution de Bretton Woods et des autres partenaires financiers bi et multilatéraux. À moins d'une dette cachée à la sénégalaise, le pays est à l'abri d'une crise de sur-endettement, du moins auprès du Fonds Monétaire international, un partenaire clé dans le programme de redressement économique mis en place depuis 2023.
Citant une étude de Business Insider Africa, l'auteur de l'article commence par alerter sur un risque systémique des économies du continent en cas d'accumulation de la dette. « Le niveau élevé de la dette envers le Fonds monétaire international (FMI) et d'autres bailleurs de fonds étrangers pourrait faire peser des risques économiques importants à long terme sur les pays africains. En particulier, si l'économie repose sur des emprunts non viables pour équilibrer les finances publiques ou soutenir des investissements essentiels.» Citant le cas du Mozambique par rapport à la situation sécuritaire dans le Capo del Cado, l'auteur fait savoir que l'instabilité d'un pays, peut entraîner des conséquences dangereuses sur son endettement, d'où la nécessité pour les pays africains de conserver une certaine stabilité politique pour garantir les emprunts. «Cela augmente le coût des emprunts futurs, enfermant l'économie dans un cercle vicieux où le gouvernement emprunte principalement pour assurer le service de la dette existante plutôt que pour développer des secteurs productifs tels que l'industrie, la santé, les infrastructures ou l'éducation. »
Avec une dette estimé à un peu plus de 26 millions de DTS (Droit de tirage spéciaux), soit environ 35 à 37 millions de dollars selon le cours de change, les Comores se classe à la 3e place des pays africains les moins endettés selon une étude du FMI paru le 10 avril 2026. Selon ce classement la Namibie arriverait en tête du classement des pays les moins endettés auprès du FMI. À la date du 10 avril, le pays avait remboursé intégralement son encours vis à vis du FMI, et présentait une note vierge de zéro dollars de dette. Pour le cas des Comores, bien que la vigilance doit être de mise, cela démontre que, l'exposition au FMI est limitée par rapport à d'autres pays africains. Avec ce niveau de l'encours le pays est considérée relativement épargné par rapport à d'autres économies du continent qui comptent des milliards de dette, comme l'Égypte qui arrive en tête avec une dette estimée à 7 245 182 524 $.
Ce taux d'endettement ne signifie pas pour autant que le pays se trouve dans une bonne situation financière, car la dette vis à vis du FMI n'est qu'une partie de l’ensemble de la dette publique. En effet, en 2025, la Banque Mondiale avait évoqué un risque élevé de sur-endettement, non pas à cause du de la dette, qui représentait 25,2% du PIB, mais en raison de la vulnérabilité de l'économie face aux chocs extérieurs. « La dette publique a atteint 25,2 % du PIB en 2025, et les Comores demeurent exposées à un risque élevé de surendettement, selon l’analyse de viabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale de janvier 2026.» Au 3 décembre 2025, la BM estimait la dette extérieure des Comores à 395 millions de dollars, dont 150 millions envers les institutions multilatérales (FMI, BM, IDA, BAD…).
Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC