La Gazette

des Comores

Dialogue intra privé / Pour un cadre institutionnel permanent de dialogue Public-Privé

Dialogue intra privé  / Pour un cadre institutionnel permanent de dialogue Public-Privé © : HZK-LGDC

L’Union des Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture (UCCIA), a tenu une conférence de presse hier mercredi pour faire le bilan de l’atelier sur le dialogue intra privé du 02 au 03 septembre dernier.


L’UCCIA a fait le bilan de leur atelier sur le dialogue intra-privé organisé le 02 et 03 septembre à Moroni. Selon les conférenciers, le bilan est positif avec aussi des thématiques retenus dont, le dialogue public-privé, suivi des travaux et thèmes à débattre, rôle et implication des acteurs du secteur privé pour l’émergence des Comores, accès au crédit pour le financement de l’investissement privé. « Dans le rôle et l’implication des acteurs du secteur privé pour l’émergence des Comores il a été offert la possibilité aux participants d’échanger sur le rôle spécifique que devront jouer les acteurs du secteur privé dans le cadre de l’élaboration du PCE 2030, et de l’organisation de la conférence des bailleurs d’octobre prochain à Paris, mais aussi leur implication pour la réussite du plan d’Emergence. Cela montre aussi en quoi l’implication du secteur privé permet d’atteindre les résultats escomptés du plan d’émergence en comparaison avec ce que d’autres pays ont fait en Afrique », explique Ahmed Bazi, le président de l’UCCIA.

La question de l’accès au crédit pour le financement de l’investissement, et problématique de la dette des entreprises auprès des institutions financières locales n’est pas oubliée. Il a expliqué que « les échanges ont permis aux opérateurs économiques de mieux comprendre les réticences des banques à faire plus qu’ils ne le font par rapport au crédit bancaire des entreprises en mettant en évidence la dette non négligeable de ces dernières vis-à-vis des banques », montre-t-il. 

Le secrétaire général de l’Uccia Fakridine Abdoulhalik a reconnu à son tour qu’il n’y pas des banques des affaires dans notre pays mais des banques commerciales simplement. «  Ce qui fait qu’on ne peut pas avoir des crédits de long terme. C’est pourquoi nous avons sollicité l’appui du gouvernement ainsi que des partenaires pour faire en sorte qu’une Banque d’affaires voie le jour. Cela va faciliter les activités des opérateurs économiques et des entreprises », indique-t-il.

Après les deux jours de dialogue, il en est ressorti la nécessité de revoir le décret sur la plateforme public-privé, renforcer les organisations patronales et professionnelles existantes, renforcer les capacités des acteurs du privé à comprendre la loi de finances, convoquer le secteur privé dans la préparation du Budget au niveau du ministère des finances et les inviter à l’Assemblée lors de son examen et adoption, et enfin réunir le secteur privé et les autorités compétentes pour traiter la problématique du climat des affaires.

Nassuf Ben Amad

 


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