Une délégation d’une trentaine de personnes, essentiellement de la diaspora, a été reçue samedi par le Président de la République. L'objet de leur visite portait sur le transport aérien et son coût.
Azali Assoumani a reçu samedi une délégation issue de la communauté comorienne de France. Avec le chef de l'Etat, la diaspora a évoqué entre autres points le problème du transport aérien et son coût, la création de la maison des Comores, le trait d’union entre la diaspora et le pays d’origine et la question des retraités. « Il faut aider les nouvelles générations à mieux s’identifier au pays de leurs parents ou leurs grands-parents. Il faut donner le droit de vote à la diaspora, au nom de ce qu’elle cotise pour le pays et au nom de son appartenance à la communauté nationale », a dit un des portes paroles de la délégation.
Le Président de la République a de son côté montré son attachement au rôle de la diaspora dans la nouvelle dynamique de développement socio-économique du pays: « Je regrette que jusqu’à ce jour, il n’y ait pas eu de suite sur un projet-pays conçu par la diaspora pour mettre véritablement le pays dans la bonne marche de l’essor économique. Mais je ne désespère pas car je suis intimement persuadé qu’il y a dans la diaspora comorienne, une expertise particulièrement pointue capable de se constituer en véritable locomotive de cette émancipation multidimensionnelle nécessaire à notre pays », a déclaré Azali Assoumani.
Le chef de l'état a saisi l’occasion pour lancer un appel solennel aux élites comoriennes de l’étranger pour apporter leur contribution citoyenne dans "l’écriture d’une page nouvelle pour des Comores meilleurs". Sensible au discours de la diaspora, le président a confié que « des solutions sérieuses sont à l’étude et que prochainement, la situation devrait sensiblement changer notamment dans le désenclavement ».
Le locataire de Beit Salam enfin a dit son souhait de voir les transferts d’argent de la diaspora être mieux orientés: « L’envoi d’argent de la diaspora a fait naitre au pays, la fausse et dangereuse idée selon laquelle ailleurs l’argent est facile à obtenir. Cela fait naitre un assistanat particulièrement nocif pour l’esprit d’initiative et l’accomplissement de soi. Nous devons changer cela désormais et la diaspora doit mieux orienter leur manne financière dans les secteurs productifs ».
Mohamed Youssouf
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