L’Office National de la Vanille organise depuis lundi dernier un atelier d’échange et d’information sur la structuration de la filière et la relance de la production de la vanille. L’objectif est d’identifier les problèmes et obstacles auxquels font face les acteurs de la filière.
Le gouvernement comorien est déterminé à relancer définitivement la production de la vanille. Depuis lundi dernier, l’Office national de la vanille organise un atelier d’échange et d’information sur la structuration de la filière et la relance de la production de la vanille. Deux jours pour réfléchir sur les obstacles et problèmes que rencontrent les acteurs de la filière (cultivateur, préparateurs et exportateurs).
L’ensemble des participants vont réfléchir sur la structuration et la sécurisation de la filière, l’amélioration de la productivité et profitabilité de la production, la commercialisation des produits et l’amélioration des conditions d’accès aux financements des acteurs et identification d’un mécanisme de financement. « Nous avons sillonné l’ensemble des îles pour prendre leurs avis sur la relance de la vanille. Nous avons constaté que beaucoup a été dit. Et c’est pourquoi aujourd’hui, nous avons décidé de prendre deux jours pour réfléchir sur la filière », déclare Aboubacar Abdouloihab Kadafi, le directeur de l’Office National de Vanille.
L’objectif de cet atelier est de contribuer à la relance de la filière par l’augmentation de la production de qualité répondant aux normes exigibles du marché international et permettre par la suite de reconquérir des parts de marché à l’exportation. « Notre objectif est d’améliorer l’offre et avoir une meilleure positionnement des exportations de nos produits de rente », poursuit-il. Après ces deux jours de réflexion, les travaux aboutiront à un document final qui sera soumis au président de la république et aux juristes du pays.
« Nous avons fait des grands progrès cette année. 30 tonnes de vanille ont été exportées et 90% de la vanille a été acheté par les exportateurs locaux. C’est déjà énorme », dit-il, avant d’ajouter que « notre objectif est de pouvoir exporter d’ici 2021 plus de 90 tonnes de vanille préparé ». Au cours de cet atelier sur la relance de la filière, les participants devraient travailler sur le plan institutionnel, technique, économique et financier.
Mohamed Youssouf
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