La vice-présidence en charge de l’économie et de l’industrie a lancé hier mardi un atelier de validation du document de stratégie industrielle nationale, basée sur la transformation des ressources locales. Cette stratégie va permettre au pays d’accroitre la visibilité de ses actions dans le domaine industrielle.
Avec l’appui du COMESA et de l’Union Européenne, la vice-présidence en charge de l’industrie a lancé un atelier de validation du document de stratégie industrielle nationale basée sur la transformation des ressources locales. Cette rencontre a réuni le secteur privé, les banques, des juristes mais aussi des responsables de différents secteurs. La stratégie proposée se base sur une approche en trois volets.
Elle doit contribuer à l’autosuffisance alimentaire, à un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux. « La stratégie est réaliste avec un soubassement qui est la satisfaction de la demande domestique et la valeur ajoutée, dans une approche basée sur la transformation de ressources locales. Notre but est d’atteindre le statut de nouveau pays industrialisé », déclare Djaffar Ahmed Said Hassan, le vice-président en charge de l’industrie.
La stratégie s’insère dans le cadre de la stratégie régionale d’industrialisation du COMESA sur la période 2016-2025. Elle a comme objectif de promouvoir une croissance auto-soutenue et équilibrée, accroitre la disponibilité des biens et services industriels pour les échanges dans le marché commun, améliorer la compétitivité du secteur industriel, en renforçant le développement du commerce intra-régional des produits manufacturés en vue de réaliser la transformation structurelle de l’économie, ce qui accélérerait le développement socioéconomique général des Etats-membres et promouvoir les industriels pouvant acquérir et gérer des industries.
« Avec un secteur industriel contribuant à hauteur de 3% seulement au PIB, le défi dans le cadre de la vision Comores émergeantes à l’horizon 2030 est d’accroitre significativement cette contribution au PIB. Car la génération de revenus, la réduction de la pauvreté passent par là », poursuit-il.
La stratégie industrielle nationale prend pied dans neuf domaines prioritaires de la politique industrielle du COMESA à savoir l’agro-industrie, l’énergie, le textile et vêtements, cuir et produits du cuir, l’exploitation minière, les produits pharmaceutiques et chimiques et agrochimiques, l’ingénierie légère et enfin l’économie bleue. « Notre objectif est d’arriver à la croissance économique à travers la transformation des ressources locales et la densification d’un tissu économique fait de micros, petites et moyennes industries, la création d’opportunités d’emplois et l’augmentation de la participation au commerce régional et international avec des nouveaux produits compétitifs », précise le vice-président.
Pour s’y faire, la stratégie avance des éléments de réformes nécessaires, en se focalisant sur le développement des MPME, les besoins en ressources financières, autrement dit, l’accès au financement pour la mise en œuvre efficace de la stratégie industrielle validée. Le représentant du COMESA reste convaincu que le pays possède les ressources nécessaires pour aller vers son développement. « Avec l’appui des experts, on a identifié les besoins des Comores à moindre coût et ils sont nombreux. Notre vision est de cibler 3 à 4 projets et les réaliser. C’est dans cet élan qu’on peut mener le pays vers son développement tant attendu », avance Thierry Kaloundji, le représentant du COMESA, avant d’ajouter que « on ne peut pas se contenter de dire qu’on veut aller sur Mars car on n’y arriverait jamais. Il faut faire ce qui est faisable ». Le document de stratégie industrielle a bénéficié de l’appui du COMESA, sur financement de l’Union européenne.
Mohamed Youssouf
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Mze Said Ali:
03/09/2017 à 05:58 AM
Blabla vous ne fait que répéter le mot industrie expliquer les comoriens la signification de ce mot nd
rovi awu mhogo ?