Au cours d’une conférence de presse au Karthala Hôtel, l’homme d’affaires comorien, Omar Mhoussine, a haussé le ton contre la pénurie d’œufs qui frappe actuellement le pays. Mhoussine regrette cette insuffisance et montre que le seul responsable c’est la compagnie Surnav qui relie Maurice et Moroni. Et qu’une négligence technique de sa part serait à l’origine du manque en alimentation des volailles.
Exportée dans des pays différents, l’alimentation des poules pondeuses et des poussins est composée de trois aliments. Le maïs importé de Vietnam, les vitamines viennent de la Tanzanie et le concentré de Maurice. Ce sont les trois vivres assemblés pour composer la nourriture des volailles. « Aujourd’hui, la société Mhoussine Farm ne produit que 30% de ses capacités en œufs », s’indigne Omar Mhoussine, P.-DG de Mhoussine Farm.
« Un manque à gagner considérable », explique le conférencier. Le producteur dit avoir perdu plus 2462 volailles par manque d’alimentation, mais s’il a pu pallier ce manque et produire une légère quantité c’est grâce au peu de stock alimentaire qu’il a su gérer pendant une courte période, soit un stockage d’un mois pour des bateaux qui accostent tous les 15 jours. Les ménages aussi pointent du doigt ce manquement pour cet aliment indispensable surtout en cette période de ramadan où des gâteaux traditionnels sont consommés en fortes quantités.
L’homme d’affaires promet cependant de stabiliser la production dès lundi prochain avec l’arrivée des matières premières (maïs, vitamines et concentrées) pour nourrir les poules et leur permettre de reprendre leur quantité de production habituelle. Les producteurs et les éleveurs disent avoir entamé des discussions avec le gouvernement pour que 50% des matières premières (le maïs) soient produits aux Comores afin d’éviter ces genres de problèmes.
« Si nous produisons ces 50% ici, cela nous évitera des problèmes et cela devra nous permettre d’avoir les œufs à un prix abordable », confirme Omar Mhoussine. Ce dernier dit avoir reçu la visite des responsables de la compagnie CMA-CGM (SURNAV) et qu’après «constat et évaluation elle a promis des indemnisations car elle a reconnu leur part de négligence ».
Pour renforcer la production locale, Omar attend de l’Etat et du ministère de la production beaucoup d’efforts et une contribution massive. « Pour le moment le ministère de la production doit se donner à fond pour avoir les semences de maïs qu’il faut car il a la main d’œuvre (l’armée) et les terrains (banda samlimi) », a-t-il précisé. Pour conclure Omar Mhoussine montre que sa société seule consomme plus de 200 tonnes de maïs en période ordinaire et plus de 400 tonnes en d’autres périodes, un chiffre vraiment considérable.
A.O Yazid
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