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Exportation de la Vanille Mahamoud Mze Mbaba : « Tout le monde doit être en mesure d’exporter la vanille »

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Exportation de la Vanille  Mahamoud Mze Mbaba : « Tout le monde doit être en mesure d’exporter la vanille » © : HZK-LGDC

Lors de la journée de la vanille, célébrée pour la première fois à Moroni le 10 septembre dernier, le secrétaire général du ministère de la production a exigé des travailleurs du produit, une expérience dans la filière d'au moins de 3 ans avant de pouvoir l'exporter. Une mesure mal reçue par certains cultivateurs qui craignent une chute vertigineuse du produit.


Le 10 septembre a été instituée et célébrée la journée de la vanille aux Comores. L’occasion de réunir les cultivateurs de ce produit de rente et d'échanger sur les perspectives pour l’avenir de la vanille, mais aussi sa sécurisation. Au cours de la cérémonie, tenue au palais du peuple, le secrétaire général du ministère de la production a déclaré qu'une expérience d'au moins 3 ans était requise pour les travailleurs du produit avant de pouvoir l'exporter.

Une mesure mal reçue par certains cultivateurs qui demandent une révision de cette mesure. «Comment pourrait-on avoir de l'expérience alors qu'on ne nous laisse pas commercialiser notre produit ? Nous demandons au ministère de revoir cette décision et faire en sorte que tout le monde soit en mesure d’exporter », a déclaré Mahamoud Mze Mbaba, le président de la coopérative Mmeya. Pour ce cultivateur de vanille, les responsables concernés doivent penser de façon à ne pas pénaliser le Comorien, parlant même de garanties prouvant que la personne est capable d’exporter la vanille.

« Tout ce qui a été dit lors de cette journée ne peut être réalisé si on ne nous laisse pas le droit d’exporter (...) d'autant plus que le nombre d’exportateurs de vanille ne cesse de chuter », a-t-il dit, précisant qu’avant, « nous avions 12 exportateurs et aujourd’hui on n’en a que 5 ». Alors que les Comores exportaient à l'époque plus de 10% de la vanille, le pays n'en exporte aujourd'hui que 4%. La faute au manque de compétitivité mais aussi aux prix médiocres appliqués sur le marché.

« Le fait de cultiver la vanille pour la revendre à seulement 1000 FC le kilo au marché ne nous encourageait pas. Et du coup, la production avait baissé. Mais aujourd’hui, avec les nouvelles mesures, on va se remettre au travail mais à condition que tout le monde y gagne », a dit Mahamoud Mze Mbaba.

 

Mohamed Youssouf

 


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