Une session extraordinaire est ouverte à l’Assemblée nationale jeudi de la semaine dernière sur convocation du président de la République, Azali Assoumani. Cette session qui va durer une semaine porte sur un projet de loi autorisant le président de l’Union à ratifier l'Accord d’un prêt de 20 millions de dollars conclu entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et l'Union des Comores.
Les élus de la nation se trouvent en session extraordinaire depuis jeudi dernier. Ils sont convoqués par le chef de l’État pour se pencher sur les travaux devant aboutir à une autorisation de ratifier l'accord d’un prêt de 20 millions de dollars, dont 10 millions sous forme de don, conclu entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et l'Union des Comores.
Lors de l’ouverture de cette toute première session extraordinaire de cette législature, le président de l’Assemblée s’appuie sur la loi fondamentale pour justifier la convocation du chef de l’État qui ne souffre d’aucune illégalité. Pour Moustadroine Abdou, il s’agit d’une volonté du gouvernement comorien d'assurer la continuité des programmes impliqués dans les projets d'infrastructures de base.
« Le gouvernement aura l'occasion d'expliquer plus en détail ses motivations lors des délibérations entre les membres de la commission en charge du parlement, ainsi que lors de la session plénière consacrée au vote du projet de loi », devait-il déclarer du haut de son perchoir lors de l’ouverture des travaux. Il exhorte ses collègues, tous issus du pouvoir rappelons-le, à coopérer et à soutenir le gouvernement dans ses programmes de développement. « Vous devez faire ce que vous faites toujours, pour soutenir la volonté du président de la République et de son gouvernement ».
A en croire le vice-président Ahamada Baco, les opposants d’Azali Assoumani ont mis les bouchées doubles pour faire freiner des quatre fers ce prêt dont le pays est sur le point de bénéficier. « Certains responsables de l’opposition comorienne établis en France entendent saisir la Banque africaine de Développement aux fins d’obtenir l’arrêt de l’exécution du contrat de financement conclu avec le gouvernement comorien. La BAD ne reçoit aucune injonction politique et les requêtes à caractère politique n’ont aucune chance de prospérer », a régi l’élu dans sa page Facebook.
Lui d’annoncer que ces fonds consistent à « soutenir le gouvernement comorien dans le processus de vaccination de la population comorienne » car « le gouvernement comorien a pour objectif d’immuniser l’ensemble de la population contre la COVIC-19 ». Cet avocat de formation regrette que « au lieu de s’inscrire dans cette bonne dynamique, ces quelques opposants au régime veulent faire échec à cette forme de solution » et assure en revanche que « l’initiative de ces quelques membres de l’opposition est presque vouée à l’échec à tout point de vue ».
Ibnou M. Abdou
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