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Fonction publique Ngazidja: 117 enseignants toujours en stand-by à quatre jours de la rentrée

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Fonction publique  Ngazidja: 117 enseignants toujours en stand-by à quatre jours de la rentrée © : HZK-LGDC

117 enseignants de Ngazidja ont fait les frais de la vague de suspension de juin dernier. Rassurés de se faire réintégrer, ils ne connaissent toujours pas leur sort à quatre jours de la rentrée scolaire, prévue pour le 19 de ce mois, soit lundi prochain. L’Exécutif de Ngazidja a décidé, lors de son premier conseil des commissaires du jeudi 9 juin, de suspendre certains agents pour la « réforme de l’organigramme ». 117 enseignants en ont fait les frais.


Rassurés de se faire réintégrer, selon eux, par le gouverneur et ses collaborateurs, ils ne connaissent toujours pas leur sort, à moins d'une semaine de la rentrée scolaire. « Nous avons eu un entretien avec le gouverneur le 29 juin à Mrodjou. Il nous avait rassurés que nous n’étions pas licenciés mais juste suspendus, le temps d'une vérification », se souvient Faissoil Ali, enseignant de physique et chimie au lycée d’Itsinkoudi Oichili.

Le 9 juin, la porte parole de l’Exécutif, qui parlait d’un « réaménagement total », avait déclaré que pour mettre de l’ordre dans les divers commissariats et la fonction publique en général, «une enquête du personnel existant ou non existant doit être faite dans les meilleurs délais ». Selon nos informations, ladite enquête est terminée depuis le mois d’août. « J’enseignais seul la physique et la chimie dans toutes les classes du lycée de Koimbani », a lancé Faissoil Ali pour qui, il est évident qu'il y a un manque patent d'enseignants.

Un constat partagé par son collègue Said Mmadi qui assure qu’il enseignait toujours à lui seul, l’Arabe dans toutes les classes du collège rural de Ouella dans le nord. Il semblerait que le secrétaire général de l’Exécutif ait donné la consigne de la « levée des suspensions des enseignants » à l'approche de la rentrée. Une consigne qui semble ne pas avoir été respectée. Ces enseignants fonctionnaires auxquels on a coupé les vivres depuis juin et tournés en dérision seraient-ils aujourd’hui des enseignants non grata ?

 

Toufé Maecha

 


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