La Gazette

des Comores

Grève des commerçants / Le gouvernement à pied d’œuvre pour répondre aux doléances

Grève des commerçants / Le gouvernement à pied d’œuvre pour répondre aux doléances © : HZK-LGDC

Les opérateurs économiques ont tenu du 26 au 28 une grève qui a paralysé la capitale. Après une rencontre avec le ministère de l’économie sur appel du Président de la République, l’ensemble des commerçants se sont montrés ouverts à toute discussion mais exigent des réponses à leurs doléances. Dans une rencontre avec la presse, le porte-parole de la Présidence assure que des solutions ont été trouvées et annonce la mise en place d’une commission bipartite pour suivre de près le dossier.


Des solutions pour les doléances sur la carte professionnelle ont été trouvées. Mohamed Issimaila, porte-parole de la présidence rassure que « une commission de 6 personnes est mise en place pour trouver une solution sur les litiges douaniers ». De ce fait, il laisse entendre que la commission va se réunir toutes les semaines pour évaluer la situation et soumettre chaque mois un rapport au ministère des finances qui assume la tutelle. Le conférencier promet que les autres doléances qui n’ont pas été répondues instantanément pourraient être satisfaites dans les meilleurs délais. « Ce que j’ai présenté ici, ce sont leurs principales doléances mais il y a d’autres demandes », lance-t-il. Face à cette situation qui a paralysée l’ile de Ngazidja pendant trois jours, le porte-parole juge qu’il n’y a pas lieu que cela se répète et estime que les deux parties doivent travailler ensemble « pour le bien de tous ».

Face à cette situation, Mohamed Issimaila évoque un besoin mutuel de dialogue entre le gouvernement et les opérateurs pour qu’ensemble ils construisent l’économie du pays. « Chacun a besoin de l’autre et personne ne peut avancer sans l’aide de l’autre », dit-il. Lors de cette sortie médiatique, le porte-parole de Beit-Salam, annonce que les doléances ont été entendues et des solutions sont à l’étude. Ce dernier n’a pas omis d’ajouter que ce dossier est devenu une priorité pour le Président Azali Assoumani. « Il (le Président) a exigé à l’ensemble de gouvernement de répondre aux doléances des opérateurs à court, moyen et long terme », explique-t-il. Il réitère que depuis cette requête du chef de l’Etat, le gouvernement fait de son mieux pour satisfaire le secteur privé.

Faisant le point sur le quotidien des comoriens, le conférencier s’indigne que les produits locaux soient les plus chers. Il prend l’exemple des produits alimentaires et se demande : « Comment expliquer que trois bras de maniocs coutent plus chers que 2 kilos et demi de riz et deux fruits à pain coutent plus chers que 10 kilos de riz ? ». Sur ce point, il sollicite l’implication de tous les comoriens pour lutter contre la vie cher dans le pays.

A.O Yazid

 


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