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Hausse tarifs douaniers : Les importateurs donnent quatre jours au gouvernement

Hausse tarifs douaniers : Les importateurs donnent quatre jours au gouvernement © : HZK-LGDC

L’ensemble des commerçants donne au gouvernement une marge de quatre jours, soit jusqu’à samedi 25 janvier pour trouver une solution au problème des taxes douanières, sinon le syndicat observera une grève illimitée à compter du lundi suivant.


Course contre la montre. Une assemblée générale rassemblant le syndicat national des commerçants (SYNACO), les organisations patronales notamment la Nouvelle Opaco et le Modec, a eu lieu hier mardi à Moroni pour discuter de la hausse des taxes douanières. L’assemblée a décidé d’accorder un délai de quatre jours au gouvernement pour trouver une solution sinon une grève illimitée sera déclenchée dès le 27 janvier.

« Nous disons au gouvernement que la situation ne peut pas perdurer ! Il faut qu’il comprenne que cette explosion des prix n’est pas légale et que nous aussi, nous contribuons au développement économique », devait interpeller le Synaco par la voix d’un de ses conseillers au nom d’Ali Idjihadi, avant d’ajouter que « nous allons reprendre nos activités tout en laissant une marge au gouvernement pour réagir d’ici samedi. Passé ce délai, nous lancerons une grève illimitée » à partir du lundi suivant.

Au regard de la situation, les commerçants ne pouvaient que suivre les consignes du syndicat qui a appelé à une fermeture provisoire des commerces hier dans la matinée. Consigne également appliquée par les établissements affiliés à la Nouvelle Opaco, qui n’ont ouvert qu’à partir de midi. Un délai qui parait trop court aux yeux de certains commerçants qui auraient souhaité trois jours d’arrêt de travail.

C’est peu dire de la volonté de ce secteur privé de taper fort si d’aventure le gouvernement ne daigne pas donner suite à ses doléances avant la fin de l’ultimatum. En tout cas le patron de la Nouvelle Opaco le prévient : « Nos intérêts sont attaqués alors que nous contribuons au développement économique du pays », devait faire valoir Mahamoudou Ali Mohamed avant d’appeler à prendre des sanctions à l’encontre du président de l’Union des Chambres de commerce (UCCIA), qui selon lui, ne remplit pas ses engagements en tant qu’institution censée jouer l’interface entre le secteur privé et les pouvoirs publics.

Andjouza Abouheir

 


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