L’Agid a le projet d’installer des caisses enregistreuses chez une vingtaine de commerçants établis à la Grande-Comore. Le marché (des caisses enregistreuses) aurait été obtenu par le propriétaire du Golden Tulip de façon « autoritaire ». Le but de cette mise en place serait d’améliorer la collecte de la Tc.
L’administration Générale des Impôts et des Domaines en partenariat avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et de l’Agriculture devait tenir une rencontre ce 31 août avec les contribuables, dont les opérateurs économiques au siège de la Ccia. La réunion n’a finalement pas eu lieu mais son objectif était « d’échanger sur la mise en place des caisses enregistreuses évoquées dans l’article 41 alinéa 2 du code général des impôts ». Pour l’instant, l’on ne sait si la réunion a été reportée ou tout simplement annulée. Mais en tout cas leur installation, à moins d’un changement de programme, devrait se faire durant ce mois de septembre.
Un opérateur, sous couvert d’anonymat, croit savoir que le but de la mise en place de ces machines « serait de faciliter la collecte de la taxe sur la consommation (Tc) car les agents des Impôts ont du mal à le faire ». Et pour ce faire, « ils veulent cibler une vingtaine de commerçants chez qui ils installeraient les fameuses caisses et toutes leurs ventes seront automatiquement enregistrées à l’Agid », a déclaré notre interlocuteur. Celui-ci a tenu à préciser « que tout cela serait peut-être possible si la connexion internet et l’électricité fonctionnaient, ce qui est loin d’être le cas ». Sans compter, a-t-il poursuivi, « que nos infrastructures sont faibles et les ressources humaines à l’Agid, très peu fiables ». Et de conclure, « pour moi, cela me semble être un effet d’annonce irréalisable dans les conditions qui sont les nôtres, ces tentatives se font à l’arrivée d’un nouveau régime sans grand succès jusqu’ici».
La mesure fait déjà grincer des dents du côté du patronat comorien. « Le marché des caisses enregistreuses aurait été accordé de façon autoritaire au propriétaire du Golden Tulip », a réagi, Ali Mohamed Mahamoudou, président de la Nouvelle Opaco. Il explique, que selon diverses informations, « ces machines devraient être installées dans les sociétés publiques qui engrangent de l’argent mais également dans les sociétés préalablement identifiées dans lesquelles beaucoup de liquidités circulent ».
Un autre opérateur rejoint le patron de la Nouvelle Opaco en ce sens qu’il se demande « pourquoi est-ce le patron du Golden Tulip qui a eu le marché des caisses enregistreuses, pourquoi lui et pas un comorien ? ». Il croit savoir que « l’opération n’aurait lieu qu’à la Grande-Comore, ce qui pour lui serait injuste vis-à-vis des commerçants établis à Moroni ». Il a poursuivi sa réflexion en s’interrogeant « sur le deal existant entre l’Etat comorien et le Groupe Vigor (à qui appartient le Golden Tulip) et ce qui se cache sous ce marché accordé de gré à gré ». « Sans oublier « qu’avec la mise en place de ces caisses enregistreuses dont les serveurs sont détenus par un opérateur étranger, cela veut dire forcément que ce dernier aura toutes sortes d’informations possibles sur les opérateurs comoriens ».
La rédaction
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