La société nationale de pêche, Comoros National Fishing Company, sise à Voidjou, suscite les convoitises. Plusieurs repreneurs se sont manifestés. Seulement, cette reprise ne pourra être possible avant la liquidation en cours.
Construite sous le régime Ikililou, la société Comoros National Fishing Company (CNFC) n’aura exercé que pendant une courte durée. La société de pêche avait une volonté affichée de devenir un élément clef du développement socio-économique du pays. Usine dont les capitaux sont majoritairement détenus par le Qatar, soit plus de 71%, contre 8,51% pour l’État comorien, la société de pêche est mise en liquidation. Cette solution est loin d’être l’idéale, reconnait le conseiller privé du chef de l’État chargé des affaires économiques.
« La reprise aurait été la solution idéale, celle que nous aurions tous souhaité » mais, poursuit Nour-El-Ftah Azali dans un entretien à La Gazette des Comores en début semaine, « le gouvernement a jugé utile de privilégier la solution qu’il estime pouvoir exécuter dans des brefs délais » car « des problématiques que nous ne sommes pas en mesure de quantifier se sont invitées dans les discussions et ont fait que le rachat des parts Qataris retarderait encore plus la relance de la société, alors que les nombreux investissements effectués et notamment les équipements commençaient même à se détériorer ».
On parle justement d’un investissement de 22 millions de dollars soit près de 8,8 milliards de nos francs. A cause du retard occasionné par la société sri-lankaise, Hairu, choisie pour la réalisation du management, le coût d’investissement a explosé et a atteint la somme colossale de 32 millions de dollars soit 12,8 milliards de francs. Quant aux éventuels preneurs à l’issue de la liquidation en cours, le ministre de l’Économie Houmed Msaidié, joint au téléphone, affirme que beaucoup sont ceux qui se préparent en conséquence.
« Il y a un Etat prêt à remplacer le Qatar, il y a une société d’Etat, des opérateurs privés dont des Européens se sont manifestés. Ce qui nous retarde actuellement ce sont des problèmes juridiques entre nous et l’Etat Qatari », nous a dit Houmed Msaidie, sans plus de précisions. Au ministère de la production, on nous fait savoir que la société de pêche doit d’abord être nationalisée avant liquidation, pour éviter des pertes totales au pays. Selon notre interlocuteur, « c’est le seul moyen de pouvoir couvrir les pertes à l’État ».
A.O Yazid
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