Le COMESA avec l'appui de l'Union Européenne à travers le programme MESA a doté le Service de renseignement financier (SRF) d'un lot de matériels informatiques et de logiciels d'un montant de 35 millions de nos francs. L'objectif, renforcer les activités du service afin qu’il puisse répondre aux exigences internationales.
C'est devant des autorités du secteur financier notamment le ministre des Finances et du Budget et son secrétaire général, le Trésorier, le directeur du Budget et le Gouverneur de la Banque Centrale mais également du ministre de l'intérieur, que le COMESA avec le soutien de l'Union Européenne à travers le programme MASE a remis au Service de Renseignements Financiers (SRF) des équipements informatiques d'une valeur de 88.000 dollars soit près de 35 millions de nos francs.
Dans son allocution, la cheffe de la délégation du COMESA, Elisabeth Mulunga explique la pertinence de ce projet et de ces outils qui selon elle, doivent accentuer et accélérer la lutte contre la piraterie et le blanchiment d'argent. « La lutte contre le blanchiment d'argent ne sera couronnée de succès que si les institutions clés de la région sont renforcées pour fonctionner selon les normes internationales », rappelle-t-elle.
A travers le programme MASE, les Comores tentent d'entrer dans cette ère. Ainsi Elisabeth Mulunga précise que « si un pays ne dispose pas d'une SRF forte, la lutte contre le blanchiment d'argent commence à un stade défavorable. Raison pour laquelle, les Comores doivent à tout prix rester sur la bonne voie ». Et avec ces équipements et logiciels qui doivent permettre à une analyse plus rapide et plus précise des données ainsi que leur stockage, le SRF comorien se prépare à la grande phase de la lutte contre le blanchiment et la piraterie.
Soutenant la volonté du service à lutter contre ce fléau national et transnational, Yahaya Ahmed Houmadi, directeur du SRF, explique les activités que doit mener la structure en s’alliant à l'ensemble des mesures d'ordre juridiques et opérationnelles afin que les pays soient appelés à se préserver et lutter efficacement contre ce fléau.
De ce fait, il montre qu'en plus des organismes internationaux à l'instar du GAFI, GIABA et autres, les cellules nationales de renseignements financiers doivent être l'organe central de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. « Ce service a de larges missions. Actuellement en ce qui nous concerne, les nouveaux textes sont dans le circuit pour réorganiser les missions, les attributions, l'organisation et les modalités du fonctionnement du SRF », souligne-t-il.
Considérant l'utilité et la pertinence du SRF au cœur de la lutte contre blanchiment des capitaux et financement du terrorisme, le ministre des Finances, du Budget et du Service Bancaire, Said Ali Chayhane annonce que « cette remise s'inscrit dans la suite logique de la volonté du gouvernement à renforcer l'efficacité du service en matière d'analyse de la normalité des opérations financières effectuées au sein des institutions financières nationales dévolues à ces dernières ».
L'argentier de l'État réaffirme qu’ « il ne peut y avoir d'économie solide et profitable à tous quand l'opacité se substitue à la loi, quand des secteurs entiers échappent à la l'égalité ». « Ainsi donc, dans ce combat contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le COMESA peut compter sur l'engagement de l'Union des Comores et toutes les mesures nécessaires continueront à être prises pour faciliter l'épanouissement notamment d'un secteur privé créateur de richesse et d'emplois », conclut-il tout confiant.
A.O. Yazid
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