Le Centre national d'artisanat des Comores (Cnac) en collaboration avec l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anpi) organise un salon dédié à cette thématique du 05 août au 15 août 2020. Diverses boutiques et cafés proposeront des produits locaux, dans différentes expositions dans les trois îles.
La direction nationale de l’artisanat comme celle de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anpi) considère le made in Comores comme un moyen permettant de préserver les savoir-faire Comoriens et que c’est une garantie d’avoir un produit de qualité fabriquée selon des normes sociales. Ces dernières estiment qu’acheter comorien c’est aussi l’assurance d’avoir un produit de meilleure qualité, quoique ce savoir-faire du pays ait été mis en cause dans le temps.
« On n’est pas dans un effet de vogue, disons une prise de conscience des consommateurs qui veulent de plus en plus donner du sens à leurs achats », résumait Mme Rahamatou Goulam, directrice nationale de l’artisanat. « Les citoyens sont extrêmement conscients des enjeux d’emplois, de savoir-faire, de qualité des produits et d’environnement », ajouta-t-elle lors d’une précédente sortie médiatique avant cette première édition du salon du « Made in Comores ».
La bonne nouvelle, c’est que les produits fabriqués aux Comores ne sont pas forcément plus chers que les autres. Ceux qui commercialisent ces produits sur place en savent quelque chose. Dans le but de populariser les produits « made in Comores », le Centre national d'artisanat des Comores (Cnac) en collaboration avec l’Anpi organise un salon dédié à cette thématique du 05 août au 15 août 2020. Diverses boutiques et cafés proposeront des produits locaux, dans des différentes expositions dans les trois îles.
Si ce type d’initiatives est possible, c’est parce que de plus en plus d’entreprises se tournent vers le « made in Comores », soutenue et encouragé par le gouvernement via l’Agence nationale pour la promotion des investissements et le Centre national d'artisanat des Comores. Cette marque « Origine des Comores Garantie », a été adoptée par la Chambre de commerce et plusieurs entreprises, se trouvant sur place notamment les hôtels Golden Tulip et Retaj. La raison, le label made in Comores est devenu « un atout d’avenir incontournable », estime Houmed Msaidié, ministre de l’économie, et de l’artisanat entre autres. » Il permet de créer de l’emploi, rassurer les consommateurs et créer de la valeur », renchérit-il.
Pour Madame Nadjate Soidiki, directrice générale de l’Anpi, ce projet revêt un ample engouement quoique le temps ne soit pas d’une portée modeste, et généreuse au vu de la situation sanitaire actuelle. Elle se félicite tout de même sachant le succès qu’a eu l’ouverture de cette première édition, qui a vu la participation du chef de l’État, du corps diplomatique, des organisations internationales, du secteur privé…
Il est donc à noter que son ouverture a eu lieu le mercredi 05 août dans les locaux du Cnanc à Badamadji Itsandra (Ngazidja). Ensuite, il se verra exposé dans les îles sœurs notamment Anjouan et Mohéli avant de faire son retour à la Grande-comore le 15 août pour sa fermeture en grande pompe avec des multiples événements d’expositions, toujours au Centre national d'artisanat des Comores.
Andjouza Abouheire
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC