La Gazette

des Comores

Le Modec prône la création d’un « groupement d’intérêt économique »

Le Modec prône la création d’un « groupement d’intérêt économique » © : HZK-LGDC

Le président de Modec Mourad Bazi s’est exprimé samedi 1er octobre dernier, sur plusieurs sujets dont la crise économique, la vie chère et surtout les pénuries de plus en plus fréquentes des produits alimentaires dans le pays. Selon lui, la solution passe par la mise en place d’un groupement d’intérêt économique (GIE).


Dans une conférence de presse samedi dernier, le président du Mouvement des entreprises comoriennes (Modec) Mourad Bazi s’est exprimé sur plusieurs sujets, notamment la crise économique, la vie chère et surtout les fréquentes pénuries des produits alimentaires dans le pays. Selon lui, pour trouver une solution à cette situation, il faut mettre en place un groupement d’intérêt économique qui regroupera les secteurs concernés et aussi la mise en œuvre des conseils d’administration des sociétés d’Etat, pour suivre leur gestion. « La chaine de transport maritime est bousculée depuis la crise sanitaire du Covid19. Aujourd’hui, il y a la guerre en Ukraine et elle a causé la pénurie de blé, de farine, et de gaz pour ne citer que ceux-là. Toutes les grandes nations seront obligées de se tourner vers les pays d’Asie. Nos fournisseurs vont privilégier ces grandes nations pour plusieurs raisons. Donc, la situation va encore empirer dans les jours à venir. Il faut bien se préparer avant, anticiper pour éviter une pénurie alimentaire. C’est pourquoi, il nous faut un groupement d’intérêt économique. Cela permettra d’étudier ensemble pour mieux importer les produits de première nécessité », explique le président du Modec. 

Selon lui, ce groupement d’intérêt économique réunira les importateurs, la fédération des consommateurs, la chambre de commerce et le MODEC. « Nous allons travailler avec le gouvernement, afin de lutter contre cette vie chère. Mais, il faudra aussi reprendre le dialogue public-privé qui est primordial face à cette situation », souligne-t-il.

Le patron du MODEC déplore la mauvaise gestion des sociétés publiques. « Les gérants de nos sociétés font comme des sociétés familiales. C’est triste ce qu’on vit ces derniers temps surtout au niveau de l’ONICOR. J’ose dire que c’est une mauvaise gestion, car l’Etat fait le nécessaire. Il injecte de l’argent afin d’épauler les sociétés. Pourtant, les responsables  ne sont pas capables de réaliser les missions qu’on leur a confiées. Raison pour laquelle, nous sollicitons la mise en œuvre des conseils d’administration au sein des sociétés. Leur mission est de suivre, et donner des conseils sur la gestion », dit-il. Toutefois, il a montré qu’il est temps que les directeurs généraux et les ministres travaillent ensemble pour le bien pays.

Nassuf Ben Amad

 


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