La Gazette

des Comores

Le secteur privé se prépare à toute éventualité

Le secteur privé se prépare à toute éventualité © : HZK-LGDC

La pandémie du COVID 19 fait peur. Les commerçants comoriens tentent de prévenir et se préparent à toute éventualité. En plus des mesures barrières et de la sensibilisation, le Syndicat National des Commerçants et la Nouvelle OPACO appellent à des mesures d’accompagnement durant les jours à venir en cas de fermeture et de confinement pour que les entreprises puissent supporter certaines charges.


La Nouvelle OPACO et le Synaco se sont exprimés mardi dernier pour porter main forte au gouvernement dans la lutte contre la pandémie du COVID 19. En pleine sortie d’une crise de négociation avec le gouvernement, le secteur privé se range derrière les autorités dans cette crise sanitaire qui met à mal l’humanité toute entière. La présidente de la Nouvelle OPACO, Sitti Djaouharia Chihabidine estime qu’il est temps de s’unir pour faire face à l’épidémie. En plus des mesures barrières qui seront prises en équipant chaque entrée des magasins d’un sceau avec robinet dédié à l’hygiène des mains ou en sensibilisant à travers des affiches, le collectif anti-hausse appelle à « l’organisation de la distribution des produits de première nécessité (PPN) par la fermeture partielle des marchés de Volo-Volo et le petit marché de Moroni ainsi que tous les commerces ne distribuant pas des PPN » et recommande « le confinement graduel de la population».

Conscient de l’impact de certaines mesures sur l’économie et ce malgré leur nécessité, le collectif plaide devant le ministère des Finances et la Banque Centrale pour des mesures d’accompagnement en faveur des commerçants dans cette période compliquée. Le Synaco et la Nouvelle OPACO considère la fermeture, pendant une semaine, des magasins comme solution pour persuader la population du danger de ce virus et les dispositions à prendre. « Les supermarchés, les boulangeries et les commerçants qui vendent des denrées alimentaires doivent être ouverts en temps partiel pour éviter l’affluence de la population, réduire les risques de contagion et éviter la panique », explique la présidente de la Nouvelle OPACO. Un nouveau système qui risque de causer des pertes importantes en termes de chiffres d’affaires.

Avec le gouvernement, le collectif évalue les conditions de compensation. Plusieurs stratégies sont soumises notamment le gel des intérêts débiteurs des entreprises et la suspension des échéances de prêt de toutes les institutions financières. « Nous avons sollicité au gouverneur de la Banque Centrale de plaider auprès du ministère des Finances le sursis au calendrier fiscal 2020 dans cette période déclarative comptable et fiscale, dans le paiement de la patente et toutes autres charges fiscales afin d’éviter toute panique et inquiétude au sein des commerces », avance la Nouvelle OPACO. Pour le collectif, ces mesures et recommandations sont une stratégie pour « accompagner les entreprises à faire face aux échéances des loyers des bureaux et magasins afin que celles-ci puissent supporter certaines charges pendant la période de fermeture ».

AOY

 


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