La Gazette

des Comores

Le Tribunal siffle la fin de la récréation

Le Tribunal siffle la fin de la récréation © : HZK-LGDC

Alors que des commerçants sont enregistrés à tour de bras à la Chambre de commerce en vue de l’élection du président de ladite institution le 25 novembre prochain, le Tribunal de commerce de Moroni ordonne le retrait d’au moins 154 personnes de la liste d’électeurs.


Le début de la fin de procédés jugés contraires aux règles ? Lundi dernier, le Tribunal de Commerce de Moroni a ordonné à la cellule électorale insulaire de Ngazidja de retirer certaines personnes de la liste d’électeurs, car « [elles] ne justifient pas de la qualité de personne physique ou de personne morale dûment déclarée ou enregistrée au [registre de commerce et de crédit mobilier] du greffe du Tribunal de commerce de Moroni ».

 

En effet, à en croire ladite ordonnance, la Chambre de commerce est allée plus vite que la musique dans l’enregistrement des commerçants, et donc des électeurs dans son registre, « alors que les dossiers de ces personnes sont en instance de traitement auprès du greffier du Tribunal de commerce de Moroni, dans l’attente de production des pièces suivantes : formulaire de déclaration d’activité remis à l’Anpi ; titre d’identité ; acte de mariage (le cas échéant) ; certificat de résidence ».

 

Contacté par La Gazette des Comores, le secrétaire général de l’UCCIA, Housni Mohamed Abdou, semble surpris. En effet, il affirme que les commerçants concernés ont été enregistrés « dans les normes » et que s’il y a un manquement, « cela n’engage que le Tribunal commercial ». Les personnes mises en cause seraient au nombre de 400 selon certains candidats, 154 selon la Chambre de commerce. Dans tous les cas, cette ordonnance est le fruit d’un combat de longue haleine mené par certains candidats, à la tête desquels le gérant des établissements Nasssib, Chamsoudine Ahmed, soutenu par l’alliance constituée par la Nouvelle OPACO et le Synco.

 

Pour rappel, lors d’une conférence de presse tenue à la fin de la semaine dernière, le candidat Richard Kamoula assumait avec fierté son procédé qui consiste à inciter les petits commerçants à aller se faire enregistrer à la veille de l’élection. Si le Tribunal ne remet pas en cause le délai d’enregistrement d’une partie des personnes concernées, il n’en demeure pas moins vrai que les étapes sont brulées. Reste maintenant à savoir si dans seulement une semaine, les irrégularités soulevées pourront être réparées. Ce qui est peu probable.

 

Andjouza Abouheir

 


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