La Gazette

des Comores

Les Comores encore mauvais élève à l’OMC pour impayés

Les Comores encore mauvais élève à l’OMC pour impayés © : HZK-LGDC

Le cauchemar qui n’en finit pas au sein des organismes internationaux. Après l’ONU, l’OMC vient de déclarer le pays « inéligible » au sein de l’organisation. Pire, même le droit de participation aux activités est révoqué.


Encore une mauvaise nouvelle qui ternit l’image des Comores sur la scène internationale. L’organisation mondiale du commerce vient de signifier au représentant de la mission permanente de l’Union des Comores auprès de l’office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève, que son pays est déchu de son droit d’éligibilité au sein de l’assistance technique de ladite organisation.

 

« La liste des membres et des observateurs sous le coup de mesures administratives au 17 janvier 2020 vient d’être diffusée à tous les membres et observateurs. Malheureusement, votre pays est désormais classé dans la catégorie II des mesures administratives, ce qui le rend inéligible à l’assistance technique de l’OMC », peut-on lire dans ce courrier du 23 janvier.

 

Mais ce n’est pas tout. Outre la déchéance du droit d’éligibilité, le pays essuie l’interdiction de participer aux travaux de l’OMC. « Nous n’avons donc pas d’autre choix que d’annuler la participation de votre pays au prochain séminaire régional intitulé 3e dialogue sur les accessions à l’OMC à l’intention des pays africains », qui doit se dérouler du 12 au 14 février 2020 à Addis-Abeba en Éthiopie selon le même document.

 

Les Comores ont accédé à l’OMC depuis 2017 au statut d’observateur. Dans les milieux économiques, l’on affirme que l’État a lâché le dossier depuis le départ impromptu du vice-président Djaffar en Tanzanie, en novembre 2018. La cotisation annuelle s’élèverait à 13 millions de nos francs selon notre interlocuteur. Une manne prélevée à la douane avec un taux de 1% sur le RAU, appelée « taxe de coopération régionale » et versée directement sur un compte dédié à cela, géré par le ministère de l'économie.

 

Il faut dire que Moroni fait encore figure de mauvais élève. A l’ONU, il fait partie de ces dix pays à avoir perdu leur droit de vote car ils ont accumulé trop d’arriérés dans leurs contributions obligatoires. Si avec la Somalie et Sao Tomé-et-Principe, les Comores avaient été épargnées lors de la dernière session qui a pris fin le 24 décembre, au motif que des circonstances indépendantes de leur volonté les avaient empêchés de verser leur contribution, cette année, ces trois pays n’échapperont pas à la sanction, à moins bien entendu que les arriérés soient apurés. Avec quel fonds ? Seul l’État détient la réponse car un ancien ministre de l’économie aurait utilisé les taxes de la coopération régionale pour…réaménager ses bureaux.

 

TM

 


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