Les présidents de l’Union des Chambres de Commerce de l’Industrie et de l’Agriculture et des chambres insulaires ont pris leurs fonctions de manière officielle le samedi dernier. Le président de l’UCCIA s’est engagé à contribuer à l’émergence d’un secteur privé solide et accompagner le gouvernement comorien dans son action.
Après l’élection du président de l’UCCIA et ceux des îles, ces derniers ont pris leurs fonctions de manière officielle samedi dernier dans une cérémonie marquée par la présence du chef de l’Etat et des membres du gouvernement, du secteur privé et des partenaires au développement. Le nouveau président de l’UCCIA qui n’est pas un novice dans l’institution a déjà mesuré les attentes et les enjeux de cette mandature et considère aussi que le secteur privé a un rôle majeur à jouer en tant que partenaire sur les grands projets d’infrastructures.
« Le secteur privé doit proposer des solutions pour améliorer les indicateurs de performance, promouvoir les bonnes pratiques et les réformes structurelles. Et cela ne peut aboutir grâce au partenariat du secteur public-privé », déclare Ahmed Bazi, le nouveau président de l’UCCIA. C’est travers la concertation qu’on obtiendra des politiques publiques acceptées, adaptées et efficaces ».
Tout au long de son mandat, le président de l’UCCIA s’engage à soutenir les organisations professionnelles et à mettre en place dès le premier trimestre 2017 une plateforme de concertation permanente financée par l’UCCIA.
Avant de prendre ses fonctions, le président de l’UCCIA avait organisé une réunion de présentation et de partage des orientations stratégiques avec l’ensemble du secteur privé, l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements, la Banque Centrale des Comores, les partenaires au développement et le management de l’UCCIA et des CCIA. Ensemble, ils ont décliné 4 axes d’orientation à savoir la consolidation de l’UCCIA, l’émergence du secteur privé, le rôle d’interface pays de l’UCCIA et l’innovation de l’économie numérique.
« L’économie numérique offre des perspectives nouvelles à notre économie, une ouverture vers un marché mondiale illimité, des gisements d’activités et d’emplois nouveaux », souligne-t-il, avant d’ajouter que « c’est pourquoi nous nous engageons à contribuer auprès du gouvernement à la structuration de la vision stratégique de notre économie numérique ».
Le vice-président en charge de l’économie se félicite quant à lui du retour des Chambres Consulaires à la normalité institutionnelle et se réjouit de la fin de la gouvernance provisoire. Il a montré l’importance du secteur privé et de l’entreprenariat, en ce qu’ils constituent un facteur de croissance et de lutte efficace contre le chômage, notamment des jeunes. « Le gouvernement comorien avec l’appui de ses partenaires s’engage alors à accompagner activement tout programme, toutprojet de développement économique du pays. Un engagement structuré autour de la création et de l’installation d’un climat de confiance propice aux affaires, d’un climat serein destiné à attirer puis à rassurer l’ensemble des investisseurs privés, étrangers ou nationaux », déclare Djaffar Ahmed Said Hassan, le vice-président en charge de l’économie.
Comme le président de l’UCCIA, le vice-président en charge de l’économie mise sur la promotion du partenariat public-privé. Selon lui, cela permettra d’améliorer l’environnement des affaires pour pouvoir participer au projet structurel d’innovation de l’économie. « Nous voulons qu’au terme de ce quinquennat le plein-emploi chez nos jeunes et moins jeunes soit un objectif atteint », poursuit-il. Il appelle en retour tous les partenaires au développement à soutenir fortement le secteur privé comorien et plus particulièrement la Chambre de Commerce. A les accompagner à renforcer les secteurs-clés identifiés comme stratégiques afin de mieux orienter leurs programmes d’investissement.
« Notre projet est de remettre notre pays sur les rails de la reprise économique par l’amélioration de la qualité de nos infrastructures. Et qu’au terme de ce quinquennat nous ayons retrouvé le chemin d’une croissance forte, durable et inclusive », ajoute le vice-président. Le gouvernement entend créer un environnement favorable et serein aux entreprises qui leur permettra d’investir dans ce pays et créer des emplois et produire des richesses.
Mohamed Youssouf
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