Pour pallier aux problèmes liés à la pénurie récurrente des denrées alimentaires, le gouvernement décide de cautionner les opérateurs économiques à hauteur de 5 milliards de nos francs pour assurer un meilleur approvisionnement pays. Et le taux d’intérêt appliqué par les banques qui était de 18 à 24%, sera désormais réduit à 6% au maximum pour les importateurs.
Le conseil des ministres de ce mercredi 08 septembre dernier a abordé plusieurs sujets dont la situation économique difficile à laquelle fait face le pays ces derniers mois. Le gouvernement a étudié la question notamment la flambée des prix de certains produits de première nécessité et sur la logistique du transport maritime. L’Etat a décidé que la farine, l’huile, les produits carnés, le sucre et les médicaments doivent bénéficier d’un traitement particulier. « Nous avons compris que les opérateurs doivent être aidés pour que les produits soient accessibles à la population. A cet effet, le secteur privé doit être soutenu pour de meilleurs approvisionnements. L'Etat mettra en place un fonds de garantie de 5 milliards de nos francs en faveur des opérateurs économiques pour obtenir des crédits » dit-il.
Et lui de poursuivre : « des discussions ont été faites au préalable avec les banques (Exim Bank, Bic-Comores, Mecks). Il en est ressorti que les banques doivent revoir considérablement le taux de crédit, soit à 6% au maximum au lieu de 18 à 24% », annonce Houmed Msaidie, le porte-parole du gouvernement, avant d’ajouter que « les bénéficiaires sont les opérateurs qui pourront par exemple commander au moins 10 conteneurs d’ailes de poulets, avec des chambres froides pour les conserver ».
Après l’annonce de cette décision du gouvernement, le directeur régional de la Chambre de Commerce de Ngazidja, Hamidou Mhoma dit se réjouir de cette bonne nouvelle. « C’est une bonne chose et c’est une première que l’Etat propose un outil de cautionnement. Il reste à savoir comment définir les modalités, et les critères », dit-il. M. Mhoma, qui est aussi membre du bureau exécutif de la Nouvelle Opaco (Organisation du patronat) appelle en retour le gouvernement à mener des discussions avec les armateurs. « Nous avons un autre souci majeur. Il serait préférable que le gouvernement engage des discussions avec les armateurs. Certains préfèrent aller à Mutsamudu plutôt qu’à Moroni, ce qui n’arrange pas les choses. Et cela fait partie des causes de cette pénurie à Moroni », souligne-t-il, avant d’ajouter que « il faut également penser aux autres opérateurs économiques, car la situation touche presque tout le monde, et pas seulement les importateurs ».
Andjouza Abouheir
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