La Gazette

des Comores

L’Etat comorien rompt avec Armada et envisage une plainte

L’Etat comorien rompt avec Armada et envisage une plainte © : HZK-LGDC

Le gouvernement comorien a décidé de suspendre le contrat de construction du complexe hôtelier sur le site Galawa-Maloudja avec le groupe Emirati d’Armada Holding du richissime Mohammed Rahif Hakmi. Les retards qu’a pris le chantier depuis la signature du contrat 2017 et la pose de la première pierre il y a près de deux ans a poussé le gouvernement à prendre cette décision. Une plainte contre le groupe est envisagée.


 L’Etat comorien a mis fin au contrat qui le liait au groupe émirati Armada Holding du richissime Mohammed Rahif Hakmi sur la construction de complexe hôtelier sur le site de Galawa-Maloudja. En visite sur les lieux pour constater et s’imprégner de l’avancement de ce chantier lancé depuis 2017 et dont le cout a été estimé à 50 millions de dollars, les autorités ont constaté que « rien n’a été fait ».

 

Le ministre de l’économie chargé du tourisme regrette que le gouvernement soit obligé d’en arriver là. Et pourtant, assure-t-il, « nous avons tout fait pour leur faciliter le bon déroulement des travaux et au final, on constate que rien n’a été fait, et la décision est déjà prise ». Les autorités semblent catégoriques sur sa décision pour un chantier prévu de durer cinq ans pour 150 lits. Houmed Msaidié, annonçant des probables poursuites judiciaires, regrette encore une fois que le site soit paralysé pendant tout ce temps. « Nous n’avons pas vu au groupe Armada la volonté de faire. Et c’est bien regrettable pour nous tous et pour les opérateurs comoriens qui devaient travailler avec eux sur ce projet », regrette le ministre.

 

Même amertume pour le secrétaire d’Etat de la fonction publique et non moins responsable de projet pour qui, depuis la pose de la première pierre, aucune avancée n’a eu lieu sur le chantier. « Nous avons fait plusieurs tentatives pour les encourager à lancer les travaux notamment en construisant la route jusqu’à l’entrée de Maloudja ou en posant les transformateurs comme ils nous l’ont demandé. Et c’est cette négligence qui nous a poussé à prendre cette décision », devait regretter Soilihi Djounaid.

 

Il se souvient au passage qu’à Paris lors de la conférence des partenaires « nous avons vanté les mérites de notre tourisme en nous appuyant sur ce site ». « Ce site est notre fleuron ! Il est le fleuron de notre économie et de notre tourisme ». C’est bien dommage au. vu des promesses faites par-ci et par-là quant à l’ampleur et la dimension de ce chantier, le nombre d’emplois qui auraient été créés et l’ouverture à une grande fréquentation touristique.

 

En perspectives, les autorités confient que « plusieurs entreprises chercheraient à exploiter le chantier » sans donner de noms, en revanche, elles assurent que ce ne serait pas avec le même type de contrat que le pays souhaiterait traiter. A en prendre en considération cette rupture avec un des grands groupes internationaux, il faut déduire que la construction du complexe hôtelier sur ledit site ne se fera pas du jour au lendemain et que dans l’avenir, le pays choisira les meilleurs investisseurs.

 

A.O Yazid

 


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