L'ordre des experts-comptables, les commissaires aux comptes et les comptables (OECC) se sont réunis le dimanche 30 août. Il était question de faire un bilan, évaluer et analyser la situation financière et enfin mettre en place un bureau avec un plan d'actions et ce, cinq mois après la promulgation de la loi concernant leurs activités.
Comme dans tous les pays du monde, les professionnels des chiffres qui s'engagent pour les audits des entreprises et sociétés d'Etat existent. Ainsi, aux Comores, l'association des experts comptables OECC, est créée en 2011 et la loi portant profession d'expert-comptable, du commissaire aux comptes et comptables agréé en Union des Comores a été promulguée par le chef de l'Etat le 11 mars 2020. À cet effet, les experts-comptables se sont réunis le dimanche dernier, pour faire un bilan, évaluer et analyser la situation financière et enfin mettre en place un bureau avec un plan d'action pour leurs activités.
« L'association des experts comptables a été créée depuis mais la loi n’était adoptée par l'Assemblée nationale. Après son vote, elle a été promulguée par le président Azali Assoumani. Maintenant, nous pouvons travailler en tant que tel », montre Chadhouili Abdou président de l’OECC, tout en montrant que le but de l'ordre des experts-comptables, des commissaires aux comptes et des comptables est de vérifier la bonne gouvernance financière des sociétés d'État et les entreprises en cas de besoin.
La réunion du dimanche dernier consistait à évaluer et vérifier afin de savoir comment ils vont fonctionner. « Il faut savoir qu'avant cette loi on avait des difficultés pour exercer. Ce n'était pas facile pour nous. Aujourd'hui, le chef de l'État a facilité notre tâche en promulguant la loi. Maintenant, c'est à nous de faire le nécessaire pour pouvoir venir à bout des difficultés et donner la transparence dans les affaires financières. Cela donnera aussi confiance à nos partenaires de venir investir dans notre pays », indique-t-il.
Dans un premier temps, ils cherchent à sensibiliser les parties prenantes et entamer des négociations avec les patrons des entreprises. « Nous sommes tous conscients que c'est difficile de faire comprendre aux gens l'importance de notre travail. Dans un premier temps, il faudra sensibiliser la population particulièrement les chefs des entreprises et des sociétés que ça soit privées ou étatiques », explique Youssouf Ahamada Bachirou membre de l’OECC.
Parmi leurs missions, l'expert-comptable, le commissaire aux comptes et le comptable agréé sont tenus de souscrire une police d'assurance pour garantir la responsabilité civile qu'ils peuvent encourir dans l'exercice de leur profession. Les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile encourue par les experts comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés non couvertes par la police d'assurance sont garanties par une police d'assurance souscrite par l'ordre national.
Nassuf Ben Amad
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