C’est la MECK (mutuelle d’épargne et crédit ya Komor) qui a révélé ce phénomène, lors d’un atelier jeudi dernier à l’Alliance française de Fomboni. L’épargne dans cette banque mutualiste de l’île de Djumbé Fatma est comparable à celle de la Meck d’Ipvembeni à Ngazidja et insignifiante par rapport à celle des autres villes du reste du pays.
Jeudi 9 septembre, la Meck Mohéli avait réuni ses membres, son conseil d’administration en présence des représentants de la Banque centrale dans un atelier de sensibilisation sur l’épargne et le développement, à l’alliance française de Fomboni. C’était l’occasion pour la gérante, Sitty Boina Bacar de faire une présentation globale de la structure et le comptable Djinadi Abdouroihmane ainsi que le responsable exploitation et développement de passer en revue les états financiers.
C’est ainsi que l'on apprendra que les 5896 adhérents de la Meck Mohéli n’arrivent pas à épargner plus d’1 milliard 500 millions pendant qu’à Ngazidja, la Meck Mbeni seul arrive à épargner plus de 2 milliards ou Meck Foumbouni avec plus de 2 milliards, ou Meck Moroni qui totalise 12 milliards d’épargne. À Domoni Anjouan, l’épargne atteint les 3 milliards contre 2 milliards 900 à Sima. L’épargne de l’unique Meck Mohéli est de 1 milliards 200 millions, soit l’équivalent de celle de Meck Ipvembeni à Ngazidja.
Les spécialistes en sont arrivés à la conclusion qu’à Mohéli l’argent est gardé sous l’oreiller. Ceci en s’appuyant sur les chiffres de crédit octroyé qui est plus du double de celui épargné et en tenant compte des activités que leurs clients réalisent. Sinon d’autres phénomènes très spécifiques et non encore identifiés se passent dans cette petite île.
Malgré quelques améliorations ces derniers mois sur l’épargne et sur la gestion des clients réduisant ainsi les files indiennes, la Meck Mohéli a du pain sur la planche. Et ce, pour convaincre sa clientèle à mieux épargner pour permettre aux autres de pouvoir faire des crédits et promouvoir ainsi les investissements et améliorer la santé de la banque.
Le constat est que « les commerçants qui étaient jusque là les grands clients deviennent des mauvais payeurs et en plus ils n’épargnent plus » apprend-t-on. Et désormais, selon les responsables de cette banque communautaire, un commerçant qui n’a pas un compte épargne n’aura plus de crédit.
Avec la domiciliation des salaires de l'AND et d’autres fonctionnaires à la Meck, selon les chiffres présentés, les crédits ont grimpé mais les impayés se sont significativement réduits. À en croire ces financiers, il y a de l’espoir.
Riwad
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