Actif depuis presque 10 ans, le Sanduk Kunudju de Djoumoichongo est la 30e agence inaugurée par l’Union des Sanduk de Ngazidja. Lors de la cérémonie inaugurale de la nouvelle caisse de transfert d’argent Money Gram, le Président, Abdallah Ali Youssouf, en a profité pour inaugurer le nouveau bâtiment qui abritera ladite institution. L’occasion pour le secrétaire général de l’Union des Sanduk, Chakira Mouigni, de rappeler les avantages que la population peut tirer de ces institutions de microfinance.
Parti avec un capital de 960.000 kmf et 96 membres adhérents, le Sanduk Kunudju de Djoumoichongo enregistrait au 31 décembre 2009, une épargne de 13.771.319 kmf. Des chiffres qui ont marqué Abdallah Ali Youssouf, président du Sanduk depuis janvier 2009. Aujourd'hui, l’institution capitalise plus de 5 millions kmf avec un effectif 579 adhérents et une épargne de 104.800.249 kmf. « De sa création jusqu’à aujourd’hui, cette caisse a accordé 447.330.000 kmf de crédits à nos clients dont 359.275.000 kmf sont honorés et 88.055.000 kmf d’encours dont 77.690.000 kmf de crédits sains et 5.725.000 kmf de crédits impayés », détaille, satisfait, Abdallah Ali Youssouf. Soit 81% de crédits honorés et 19% d’encours.
Des chiffres encourageants qui ont fait la réputation du président de cette institution de microfinance. A. A. Youssouf a rappelé que la bonne gestion et la transparence qu’il a engagé en vue de redorer l’image de Kunudju lui a été bénéfique et s’en félicite à son tour. «Pour parvenir à relever ce défi, un professionnalisme en matière de risque par des exigences de comportement et de rigueur demeure une priorité. C’est pour cela qu’un comité d’appui local dédié à la gestion des crédits est déjà mis en place ». Pour lui, cette inauguration constitue l’exemple le plus concret et le plus tangible de leurs efforts. Et ils ne comptent pas s’arrêter-là. « […], Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir et des efforts à fournir pour parvenir au stade d'une caisse mutualiste financièrement rentable et pérenne ».
L'objectif premier du Sanduk consiste à l'en croire, à fournir « des services financiers de proximité aux populations exclues du système bancaire classique ». Abdallah précise qu’il s’agit là d’un moyen de réduction de la vulnérabilité « face aux aléas de la vie, et permet de redynamiser les tissus économiques locaux par le démarrage ou l’accroissement d’activités génératrices de revenus et d’emplois ». Afin d’y parvenir, le président du Sanduk promet de diversifier les produits et les services fournis. Il appelle de ce fait la diaspora à adhérer «davantage dans cette nouvelle ère » pour que tous participent au développement local.
Pour Ali Mouigni, les Sanduk jouent un rôle primordial dans le développement communautaire. Le président du conseil d’administration de l’Union des Sanduk dira dans ce sens qu’il n’y a pas de développement sans économie. «Notre économie doit commencer là, aujourd’hui ». Il sera très vite appuyé par Chakira Mouigni, secrétaire général de l’institution, qui précise que la vision de l’Union des Sanduk est de promouvoir l’avenir de la jeunesse en œuvrant pour leur « auto-investissement ». « La ville de Djoumoichongo est capable d’avoir 1 milliard d’épargne dans le Sanduk », ajoute l’homme fort des Sanduk. Outre les services en place, Chakira promet d’ici 2019, d’autres services tels le paiement de l’abonnement télé (Canal+), la centralisation du système pour une meilleure sécurité et la mise en place des cartes bancaires.
A.O Yazid
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