La Gazette

des Comores

Mikidache Darchari prône l’autonomisation des jeunes dans le monde du travail

Mikidache Darchari prône l’autonomisation des jeunes dans le monde du travail © : HZK-LGDC

Le bureau des masters de la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) en collaboration avec l’ONG Ushababi Wa Meso international ont organisé lundi dernier une conférence sur le thème de l’économie des Comores et l’insertion professionnelle des jeunes. Cette conférence a vu la participation de beaucoup d’étudiants dans le but de retenir des concepts sur l’expertise du travail.


Séjournant aux Comores, Mikidache DARCHARI, économiste, fiscaliste et inspecteur des finances au ministère de budget en France, a animé une conférence portant sur le thème de l’économie des Comores et l’insertion des jeunes dans l’univers professionnel. Accueilli par le doyen de la FDSE, l’expert s’est étalé sur l’univers du travail. Devant les étudiants en économie et droit, le conférencier se dit inquiet face au taux élevé du chômage aux Comores qui dépasse les 49%. « Avec ce taux élevé, l’Etat comorien est en train de se fabriquer une bombe à retardement, déclare Darchari. Un jour les jeunes diplômés de l’extérieur et de l’intérieur vont se révolter de façon incontrôlable. Car malgré les efforts que fournit l’Etat, la jeunesse reste toujours confronté au chômage ».

Le président du Think-tank a fait comprendre aux étudiants que la fonction publique est saturée et qu’elle est incapable d’embaucher tout le monde. « C’est pour cette raison que nous avons créé l’ONG Ushababi Wa Meso international pour l’autonomisation des jeunes et la priorité à l’éducation », montre-t-il, avant de préciser que « l’insertion des jeunes dans le monde du travail est une méthode consistant à accompagner le diplômé à exercer un métier dont il n’est pas diplômé. Car si un infirmier ne travaille pas pour les soins médicaux, il est au chômage. Pourtant il est capable de se créer un métier, mais il faut lui accorder des moyens ». Pour la réduction du chômage aux Comores, le président de l’ONG Ushababi Wa Meso international propose de pousser les élèves à rêver dès l’école primaire. « Notre ONG va essayer d’apprendre l’étudiant à être autonome, capable de se débrouiller car pour le cas contraire, on élève des chômeurs », avance-t-il. 

Ce dernier a montré par la suite que l’économie comorienne est très faible faute d’investissements. Les Comores sont classées économiquement au 159e rang sur 190pays au niveau de la banque mondiale. « L’Etat ne doit pas attendre des investissements extérieurs. Il doit impérativement investir pour la création d’emplois car avec notre rang, aucun investisseur étranger ne viendra investir car il considère les Comores comme un pays pauvre. Alors l’émergence doit d’abord développer un commerce digitale basé sur le Made in Comoros et créer une école nationale de commerce », recommande l’économiste. Pour lui, l’insertion des jeunes dans le monde du travail exige qu’il ait les conditions pour attirer les investisseurs dans le pays et que l’Etat prépare un esprit de création d’emplois.

Kamal Gamal    

 


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