Comment améliorer les relations économiques entre les Comores et l'Afrique du Sud. C'est la question à laquelle des experts comoriens et sud-africains vont tenter de répondre durant les travaux d'exploration sur les opportunités d'investissement dont le vice-président Djaffar Ahmed a procédé à l'ouverture.
Une délégation sud-africaine est dans nos murs pour une rencontre économique. Une réunion d'exploration des opportunités d'investissement aux Comores. Un stimulus pour les relations économiques entre les Comores et l'Afrique du Sud qui a été présente surtout dans le secteur du tourisme pendant plusieurs années. « Les relations bilatérales entre l'Union des Comores et l'Afrique du Sud remonte en 1993. Elles étaient principalement axées sur le développement industriel », a indiqué le vice-président Djaffar Ahmed, rappelant la construction de l’hôtel Galawa par Southern Sun Group. Un investissement qui a été adoubé, d'après-lui, par l'aide financière de la société de développement industriel et d'un projet agricole géré par le conseil de recherche agricole d'Afrique du Sud.
Que du bon souvenir pour le vice-président en charge de l'économie qui rappelle l'engagement de la nation arc-en-ciel pour dénouer la crise sécessionniste par la signature et la mise en œuvre des accords de Fomboni. « L'Union des Comores se sépare de l'Afrique du Sud de 2972 km, soit 3h de vols seulement. Avec l'amour qui lie les deux peuples, l'engament des deux États, il est inadmissible que les deux pays n'arrivent pas à mettre en place un partenariat gagnant-gagnant à l'image de deux pays frères », a-t-il fait savoir, ajoutant qu'il est conscient qu'un partenariat solide entre les deux pays permettrait aux Comores, dit-il, de voler de leurs propres ailes.
« La population d'Afrique du Sud est estimée à 55,95 millions en 2016 quand à la même date on n'a pas atteint les 800 000 habitants. Il suffira des trois grosses entreprises sud-africaines comme Sasol, Sanlam, Telkom ou Imperial Holding à Moroni pour qu'il n'y ait plus de chômeurs aux Comores, pour augmenter le pouvoir d'achat des comoriens et pour faire face aux aléas des importations massives », a-t-il plaidé.
Et lui de se lancer dans une opération de charme visant à convaincre sur l’attractivité de son pays avec des secteurs, dit-il, très porteurs et encore vierges dont le tourisme, l'agriculture ou les Tics. Et avec en toile de fond un « code des investissements le plus attractif de la région, accordant les mêmes avantages aux investisseurs étrangers qu'aux nationaux ».
Pour Mbulelo Bungane, ambassadeur de l'Afrique du Sud aux Comores, l'objectif de cette mission est d'explorer les opportunités d'investissements possibles et les échanges commerciaux entre les deux pays. « Pour nous, à l'ambassade, nous souhaitons que la délégation parte avec le maximum d'informations sur le climat des affaires en Union des Comores. Nous ne ménagerons aucun effort pour un dialogue franc (…) cela leur permettra d'être en possession des propositions de projets viables », a-t-il fait savoir.
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