La vanille constitue le premier produit national qui assure une meilleure redistribution des revenus du Produit Intérieur Brut (PIB), contribuant sensiblement en faveur de la solidarité nationale dans le pays.
Aujourd’hui, il est compris de tous qu’il n’y pas d’autres alternatives de substitution à la vanille et qu’il y a lieu de réfléchir sur un programme spécifique destiné à consolider les acquis des projets antérieurs et à identifier les voies d’innovation pour la relance de la filière.
Dans ce contexte, le secrétaire général (SG) à la Vice-présidence en charge de l’agriculture M. Youssouf Hamadi a rencontré hier des préparateurs de vanille pour discuter de la question relative à la qualité de ce produit. En effet, cette année la campagne vanille est tombée à la même période que la campagne électorale et comme on pouvait le craindre, le peu de suivi par les services compétents de la période de la cueillette a eu comme effet une récolte avant le lancement officiel de cette culture de rente.
Deux raisons ont concouru à cela. A savoir que certains exportateurs avaient proposé des prix alléchants aux producteurs et d’autre part, certains producteurs qui n’avaient pas les moyens de sécuriser leurs parcelles se sont mis à récolter avant le lancement officiel de la campagne. Résultat : beaucoup de préparateurs se trouvent aujourd’hui avec des quantités qui attendent d’être vendues à l’export.
Aussi, la rencontre avec le SG avait pour objet de voir, dans quelle mesure, la vice-présidence peut apporter son appui aux préparateurs en vue de mieux stocker leur vanille pour éviter une dépréciation de la qualité. De ce fait, les préparateurs ont demandé à la Vice-présidence de les appuyer dans l’acquisition d’un papier adapté pour le stockage et ce, dans l’attente des négociations des prix à l’export.
Il faut noter que les associations de préparateurs et des exportateurs, traversent - semble-t-il - une mauvaise passe due au dysfonctionnement persistant au sein de la filière, accentuée ces dernières années, par la cessation du dialogue interprofessionnel sur les questions essentielles relatives à l’organisation des campagnes vanilles.
C’est fort de l’enjeu économique et social que renferme le secteur de la vanille pour la promotion de la paix civile, à travers la solidarité et la cohésion sociale que le ministère de la Production avait lancé les Assises sur la Vanille en 1993.
Les nouvelles autorités semblent vouloir prendre le taureau par les cornes en renouant un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs de la filière en vue d’une relance plus effective.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC