Améliorer la quantité et la qualité de la vanille comorienne. Tel est l’objectif d’un séminaire d’échanges qui a mobilisé une vingtaine de préparateurs de vanille comoriens, à l’Hôtel Retaj Le Moroni, hier, par l’Office national de la Vanille.
L’office National de la vanille mis en place en septembre 2016 pour promouvoir la vanille comorienne a initié, avec l’appui du Pnud, un atelier visant à amélioration des techniques de préparation de ce premier produit de rente comorien. Djamal Boinali, chargé de projet et des relations avec les institutions à l’Office de la vanille, a affirmé auprès de La Gazette des Comores que cet atelier entre dans le cadre des préparatifs de la campagne vanille 2017.
« A une époque on assurait 10% de la production de vanille dans le monde. Maintenant Ce n’est plus le cas, malheureusement. On espère donc pallier à la défaillance de la qualité de notre vanille pour qu’elle reprenne sa place sur le marché international », a-t-il déclaré. « C’est un atelier de formation, d’échanges et de sensibilisation entre préparateurs en vue de garantir la qualité du label « vanille des Comores », a poursuivi Djamal Boinali.
« On ne va pas abandonner le savoir faire traditionnel, mais il faut innover dans la production de la vanille et avoir un modèle standard de production efficace », a-t-il ajouté non sans rappeler que plus de 24 tonnes de vanille ont été exportés lors de la campagne 2016.
La vanille, précisons-le, est la première filière de rente de l’archipel des Comores. Plus de 35% de la population vit de la production de la vanille. Les exportations et la production ont baissé. En une dizaine d’années, on est passé de plus de 140 tonnes à une vingtaine de tonnes de vanille préparée et exportée.
C’est ainsi que le chef de l’Etat a décidé de mettre en place l’office afin d'opérer une véritable relance de la filière et définir les appuis à apporter par l'Etat et les institutions financières. « Le premier combat de l’Office c’est la campagne 2017. On travaille pour que cette année, le label vanille des Comores soit plus compétitif (…) Notre rôle sera aussi de s’informer des prix sur le marché international, évaluer les coûts de production au niveau national pour que le prix fixé soit stable pour ne pas pénaliser les producteurs et préparateurs comoriens », a conclu le chargé de projet et de relation avec les institutions à l’Office de la Vanille.
Al-hamdi A. Hamdi
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