Suite à la situation économique qui prévaut le pays, l’UCCIA s’explique. Des réunions, des études ont été entreprises avec les autorités, les sociétés des ports, les transitaires et les opérateurs afin de sortir vite de la crise.
Dans une rencontre avec la presse nationale hier mercredi 14 juillet, le président de l’UCCIA Ahmed Chamsoudine au coté du directeur régional de Ngazidja Hamidou Mhoma ont fait le tour sur la crise économique qui a impacté sévèrement le pays. Selon les conférenciers, les services de l’UCCIA et les CCIA sont mobilisés depuis plusieurs jours pour échanger avec l’ensemble des acteurs manutentionnaires, autorités portuaires, représentants des agences maritimes, opérateurs économiques, etc). Pour mener une étude visant à prendre connaissance des facteurs conjoncturels et structurels de la perturbation de la chaine logistique d’approvisionnement des ports (Mutsamudu-Moroni) et son corollaire la hausse du cout de la vie dans pays.
Une sortie médiatique jugée un peu tardive vu la situation, mais l’UCCIA prend au sérieux la chose et joue la carte de médiation en vue de trouver des réponses palliatives pour sortir de l’impasse. D’après le patron de l’UCCIA Ahmed Chamsoudine, plusieurs réunions ont été entreprises avec les concernés, le gouvernement et les sociétés impliquées à l’instar de Moroni terminal, d’ASC Anjouan, les transitaires, etc. pour étudier la question de prés. De ce fait, une note a été adressée au gouvernement le 26 juin dernier, décrivant d’une manière précise la situation du ralentissement de l’activité portuaire qui prévaut dans le pays depuis le 2e trimestre de 2021.
« Plusieurs points ont été soulevés à savoir, une réduction importante de plus de 60% de la fréquence des rotations des navires qui desservent les ports du pays à la date du 24 juin 2021 entassement de 1.120 conteneurs vides dans nos ports (786 à Moroni, 334 à Mutsamudu) qui risque de perturber le déchargement des prochains conteneurs. Une forte augmentation du coût de fret international résultant de la perturbation de la chaine logistique de transport mondial et de l’augmentation exponentielle des prix des produits de première nécessité. Une conjoncture de rupture des stocks et de l’approvisionnement des marchés intérieurs notamment de l’ile de Ngazidja ainsi qu’une flambée des prix à la consommation », poursuit-t-il.
Des réunions ont suivi avec le réseau des Chambres de commerce, avec les autorités locales et ont permis de dégager des propositions pour une éventuelle sortie de crise. « Il est question de suspendre certaines taxes dans le processus de déchargement et chargement des conteneurs notamment les frais de stationnement pour amoindrir le coût de la manutention. Renouveler les mesures d’accompagnement prises lors de la première vague de la covid-19 en baissant les taxes douanières sur les produits de première nécessité et accorder des facilités d’enlèvement des conteneurs aux importateurs desdits PPN afin de désengorger les ports et soutenir les importateurs pour le dédouanement des conteneurs arrivés nombreux en même temps dont ces derniers ont l’incapacité d’assumer le coût de dédouanement et les autres charges liées à la manutention de plusieurs conteneurs » , explique-t-il.
Hormis ces propositions, l’UCCIA mise sur la dépendance. « Il est temps qu’on mise sur l’autosuffisance alimentaire. Une chaine de logistique au niveau de la chambre pour accompagner les operateurs et la comité de veille est disponible pour les conseils », assure Hamidou Mhoma, avant d’ajouter que des discussions sont entreprises avec un spécialiste du domaine maritime de l’Afrique de l’Est afin de trouver un bateau adapté aux commande du pays pour assurer l’approvisionnement.
Quant à la question des banques sur les mesures d’apaisement sont avancées. Durant la première vague de la covid-19, la banque centrale avait annoncé la baisse de 5% des réserves obligatoires et le gouvernement avait pris comme engagement de soutenir les operateurs, mais certaines choses n’ont pas marché. « Les banques ont décidé d’étudier les dossiers au cas par cas, ce qui a causé des disparités de traitement. D’où l’idée de plaider auprès du gouvernement afin d’accorder des facilitations à ces operateurs pour le dédouanement de produits de premier nécessité », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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