Les Comores ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. 24 heures après, l’opinion publique reste inquiète quant à cette rupture et certains appellent l’Arabie Saoudite à faire mieux que les qataris.
L’Union des Comores tout comme certains pays arabes emboitent le pas et rompt ses relations diplomatiques avec le Qatar. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre dans les milieux politiques, sociaux voire même économiques. Ahmed Thabit, ancien ambassadeur et membre du Mouvement du 11 Août montre que chaque pays doit avoir sa propre politique tenant compte de ses intérêts et du contexte régional et international et non par solidarité.
« Rompre les relations diplomatiques avec un pays frère et ami n’est pas une simple affaire. C’est une décision très grave qui demande beaucoup de réflexion longuement murie et bien réfléchie », déclare Ahmed Thabit.
En diplomatie, cet ancien ambassadeur montre aussi qu’il y a un certain nombre d’étapes à considérer avant de rompre. « On ne peut pas rompre des relations diplomatiques comme ça. Avant tout, on devrait rappeler notre ambassadeur pour consultation, réduire le nombre de diplomates sur place, geler les relations diplomatiques jusqu’à nouvel ordre et avant de décider la rupture des relations avec toutes les conséquences y afférentes », poursuit-il.
Du côté du patronat comorien, le président de l’OPACO parle des impacts sur les activités économiques après cette rupture des relations diplomatiques avec le Qatar. « Je parle aujourd’hui de l’hôtel Retaj ou bien la société nationale de pêche ou bien les bourses d’études. Est-ce que cette décision n’est pas précipitée ou bien on l’a fait en solidarité avec l’Arabie Saoudite », s’interroge Mohamed Ali Mahamoud, le président de l’OPACO.
Quant à Hamidou Mhoma, le président de l’ACTIC il reste convaincu que les Comores n’est pas le seul pays à avoir pris une telle décision, même si pour certains pays, la portée de la décision est graduée selon leurs intérêts. « Gageons que le Président de la République a préservé nos intérêts immédiats et futurs dans cette position. Accordons-lui le bénéfice du doute que cette décision est murement réfléchie ; que la rupture avec le Qatar n’était pas brutale et qu’elle avait fait l’objet d’une consultation préalable en pensant à un retour à la normale de la situation », dit-il.
Arrivé à ce stade, la société civile comorienne attend de l’Arabie Saoudite qu’elle fasse mieux que nos frères qataris, investisse réellement pour booster l’économie comorienne qui a besoin d’investissements massifs pour atteindre l’émergence à l’horizon 2030.
Mohamed Youssouf
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