Les acteurs et partenaires se projettent dans l’avenir de la vanille qualifiée de « levier de l’économie du pays ». Comme l’a dit si haut l’argentier de l’Etat, il ne suffit pas d’organiser des cérémonies avec des beaux discours sans lendemain pour relancer la filière. Il faut retrousser les manches ! Mais quand et comment ?
12 septembre 2016, 12 septembre 2017. Un an déjà depuis l’instauration officielle par le chef de l’Etat de la journée vanille.12 mois après, les regards sont orientés vers l’avenir de la vanille comorienne laquelle se négocie actuellement autour de 215 mille francs d’après le directeur général de l’office national de la vanille (ONV).
Acteurs et partenaires ont dégagé les grandes lignes des perspectives pour booster la filière vanille, mardi dernier, au cours de la célébration du 1er anniversaire de la journée vanille, à Moroni. Quand le directeur dudit office mettra plusieurs minutes à venter ce produits local, il ne manquera non plus à parler de feuille de route.
Aboubakar Abdoulwahab alias Kadafi qui dit avoir rencontré les producteurs, préparateurs et exportateurs, veut « mettre un couvre-feu » dans les parcelles où est cultivé ce produit afin de dissuader les voleurs. Mais aussi, toujours dans ses perspectives 2018, faire enregistrer les terrains ou parcelles « pour que les acteurs puissent les hypothéquer afin de bénéficier d’un prêt bancaire proportionnel au projet envisagé ». Toujours est-il que Kadafi veut définir le statut du producteur, préparateur et exportateur pour avoir un milieu sain.
Même son de cloche pour le Système des Nations Unie. Dans son allocution, Matthias Naab, le coordonateur Résident, a tenu à faire passer deux principaux messages. Le premier est la nécessité d’une véritable structuration des acteurs de la filière de rente pour tirer avantages de la chaine de valeurs à tous les niveaux y compris au niveau des producteurs, et le second est la nécessité de trouver des mécanismes de financement pour relancer la production et faciliter l’accès aux niches de marchés.
« Si nous y réfléchissons tous ensemble, nous pouvons trouver des options adaptées aux Comores à l’instar de beaucoup d’autres pays », dira le coordonateur résident. En effet, la vice-présidence chargée de la production organise en mois de septembre un atelier à cet effet afin d’aboutir à une feuille de route officielle qui fera grand cas de la sécurisation de la vanille et du financement des acteurs. Le ministre des finances et son collègue de l’intérieur ont tous les deux pris part à ladite cérémonie.
Un « certificat du meilleur préparateur de vanille de l’année 2017 est discerné à Youssouf Kouroisa. Cet originaire de Ntsoudjini qui a 27 ans d’expérience aurait investi 25 millions de nos francs dans son magasin de vanille.
Toufé Maecha
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