La Gazette

des Comores

Vers une transition juste de l’économie bleue et la création d’emplois décents dans le pays

Vers une transition juste de l’économie bleue et la création d’emplois décents dans le pays © : HZK-LGDC

Pour aller vers la création d’emplois décents et accompagner les moyennes et petites entreprises dans le développement de l’économie bleue, le ministère de l’emploi en partenariat avec le Modec, la CTC et l’OIT a organisé un atelier pour présenter et valider les paramètres et le rapport permettant au pays de procéder à une transition juste vers l’économie bleue.


Une analyse rapide des liens entre le climat, l’environnement et l’emploi décent pour une action de transition juste vers une économie bleue au niveau territorial est nécessaire. Cette dernière a été organisée par des agents du mouvement des entreprises comoriennes (Modec), de la confédération de travailleurs et travailleuses comoriennes, des spécialistes de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour discuter et dégager les pistes à suivre pour permettre une transition juste dans le pays. Lors de cet échange, Fayssoil Ibrahim un spécialiste en économie bleue de l’OIT a exposé les paramètres importants pour une transition juste et les activités liées à l’emploi vert.

« Déjà pour parler de l’emploi vert il faut que l’emploi soit décent, dit-il. Le terme emploi vert peut avoir des définitions universelles mais pour l’OIT, il s’agit des activités concentrées sur la production et les services écologiques ». Dans son exposé, le spécialiste de l’OIT a poursuivi qu’un emploi peut être décent soit par « le produit » soit par le « procédé ». Pour « le produit » c’est-à-dire les moyens utilisés sont pratiquement un danger pour le système écologique mais le produit est décent tandis que pour « le procédé », les activités dirigées protègent l’environnement. A l’exemple de la société de fabrication des moteurs diésels qui assurent à mieux le salaire et la santé des employés. Mais qui produit des moteurs polluant l’environnement. Donc le produit n’est pas décent.

Le spécialiste de l’OIT a également précisé que pour une « transition juste vers l’économie bleue » cela nécessite un dialogue social non « biaisé ». Un dialogue dont les acteurs impliqués, le gouvernement et les entreprises vont parler pour des réalités précises sur la démarche à suivre pour la création de l’emploi décent. « Et c’est ce que je vois à travers les agents autour de la table », précise-t-il. Le succès de l’emploi décent tend à réduire les risques et les dangers des activités pour les hommes et pour l’environnement. De son côté, le ministre de l’emploi a expliqué que le projet répond à une préoccupation régionale et il s’inscrit « dans le plan émergent dans le domaine de la pêche ».

Kamal Gamal

 


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